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En mai fais ce qu'il te plaît ! le programme…

Publié le par Les amis du Chant de la terre

En mai fais ce qu'il te plaît ! le programme…
Retrouvez 50 rendez-vous sportifs, culturels ou gourmands pendant tout le mois de mai sur le programme publié par l'Agglo du Gard Rhodanien, avec parmi ceux-ci, ceux que vous propose Le Chant de la terre.

http://www.tourisme-gard-rhodanien.com

En mai fais ce qu'il te plaît ! le programme…

EXPOSITION THIBEAUX

GRAVURES ET PEINTURES

DU 2 AU 31 MAI

VERNISSAGE VENDREDI 2 MAI A 18H

Jean-Claude Thibeaux est né à Paris en 1937. Dès l'âge de 9 ans, il entre dans l'atelier du peintre Marcel Caud et y étudiera la technique des anciens pendant treize années. Il continue ses études à l'école Bernard Palissy dont il sortira premier, puis à l'école Boulle en section sculpture avec Chevalier.

En 1967, il rencontre le galeriste Régis Langloys et exposera dans sa galerie jusqu'en 1988. Il a reçu en 1954 le premier prix de peinture au salon de Montrouge et en 1969 le premier prix de la ville de Paris.

Il ouvrira plusieurs ateliers de peinture à Villeneuve-lès-Avignon, puis Avignon et ensuite à Hiva Oa aux îles Marquises où il restera 12 ans. Depuis 15 ans il est installé à La Garde Guerin en Lozère.

Entre alchimie et chimie, Thibeaux ne cesse de chercher, d'expérimenter, de découvrir des techniques picturales. N'a-t-il pas, après 30 années de recherche, réussi à dissoudre l'ambre ? Dans son atelier, les pigments bleus des lapis-lazuli, le rouge cinabre et la vraie émeraude côtoient la magnificence de l'or. D'autre part il se penche vers la terre pour ramasser toutes sortes de pierres, pigments à broyer que l'on retrouve stockés précieusement dans une myriade de flacons.

Son art est un métier autant qu'une science. C'est que Thibeaux n'est pas un peintre ordinaire. Son métier, il l'a appris dès l'âge de 9 ans à Paris auprès d'un des derniers maîtres de la technique hollandaise, qui relève d'une très longue tradition d'atelier, perdue depuis bien longtemps. Ces différentes techniques, que Thibeaux tient dans ses mains, il les met au service d'une imagination cavalière, insolite, et que le savoir faire décuple encore : formes, symboles, signes, naissent d'une création qui peut tout se permettre.

gravure de Thibeaux

gravure de Thibeaux

En mai fais ce qu'il te plaît ! le programme…

VENDREDI 16 MAI A 20H30

LE CHARANGO, DE LA FABRICATION A LA MUSIQUE

AVEC ANTOINE GONZALEZ

Antoine Gonzalez a parcouru le monde au tout début de sa carrière professionnelle en Afrique noire, pendant quatre années, qui lui ont permis de découvrir la Côte d’Ivoire et le Sénégal dans son métier du bois. Puis pendant plus de 30 ans il construit sa famille, sa maison, sa vie, en travaillant dans le négoce de matériaux construction dans son village de Goudargues.

A partir des années 2000, sur des pistes de projets qui pourraient prendre la relève de sa vie « active », il part à la découverte du continent Latino Américain, son rêve de toujours. Il commence par le Paraguay, petit pays enclavé sans existence touristique. Il y découvre par hasard, une école de 600 élèves de 6 à 18 ans perdue dans la région du Chaco, une arche de jouvence. Il pense avoir trouvé un lieu pour échafauder quelque chose, puis devant le manque de vision de son projet, il part prendre de l’altitude en Bolivie (la Paz sa capitale est à 4000m, au Paraguay la montagne la plus haute à 800m), ce qui lui fait découvrir entre autre, le charango, petite guitare latino-américaine et en ramène une en France. Dans le répertoire de la chorale d’Uzès où il chante et joue de la guitare et du banjo, un chant espagnol lui donne l’occasion de faire entendre le son du charango qui séduit tout le monde. L’idée lui vient alors de construire cet instrument lui-même. Il se rend d’abord en Argentine où il rencontre Eduardo, Maître luthier de son état, et il passe ses 15 jours de vacances auprès de lui. Cela le familiarise avec le monde Magique de la création d’un instrument, qui plus est, pouvoir en extraire soi-même des sonorités non moins magiques. Il décide de suivre une formation plus approfondie avec Eduardo, celui-ci ayant rejoint son pays le Chili, il le rejoint quelques mois là-bas pendant les trois années suivantes.

Cela donnera naissance à trois instruments différents. Il en a filmé les différentes phases de leurs élaborations.

Il vous propose de partager ces moments d’émotions, ainsi que d’interpréter quelques chants latinos accompagné de ses petites guitares.

Diaporama-film et chansons. Libre participation au chapeau.

Antoine Gonzalez
Antoine Gonzalez
Antoine Gonzalez

Antoine Gonzalez

En mai fais ce qu'il te plaît ! le programme…

MERCREDI 22 MAI A 20H

LA LITTERATURE ENGAGEE

2e RDV AVEC ATTAC GARD RHODANIEN

Nous proposons de débattre à partir de l'ouvrage de J.Godbout "Ce qui circule entre nous. Donner, recevoir, rendre." (Ed Seuil 2007). Cette question autour du don, de la gratuité, revient en force dans la réflexion dans notre société toujours plus marchande où tout échange se doit d'être tarifé pour exister. La question du don, du recevoir et du rendre, sera d'ailleurs l'objet des rencontres du prochain Forum Social Local du Gard rhodanien d'octobre 2014.

Présentation par l'éditeur

La pensée dominante assure que ce qui circule entre les hommes se définit essentiellement par l’échange marchand. Or le lien social n’est pas seulement fait de calculs et d’intérêts réciproques. Fondateur de la pensée libérale, Adam Smith l’avait pressenti il y a deux siècles, et avançait le concept de sympathie, puissant ressort de l’action humaine que les neurosciences mettent aujourd’hui en évidence. Plus tard, c’est Marcel Mauss qui posera les bases théoriques d’une véritable pensée du don.

Sur le bénévolat, le don d’organes, certes ; mais aussi sur la famille, l’art, la justice et même, pourquoi pas, la rationalité instrumentale ; sur la théorie des jeux et l’analyse stratégique, que nous apprend aujourd’hui ce modèle du don ? Pourquoi le don est-il toujours et partout présent ? Même quand, apparemment, il n’a plus de raison d’être, nous constaterons qu’il est là, malgré tout. Car le don ne se réduit pas à la bienveillance qui fonde la morale, ni à la pitié ou la compassion de Schopenhauer décriée par Nietzsche. Le don est dangereux, comme le rappelle ce mot de Confucius : « Pourquoi m’en veux-tu autant ? Je ne t’ai pourtant rien donné.»

Le don fait appel à une multitude de « passions » : honneur, prestige, image de soi... En se bornant à étudier la seule circulation marchande, les théoriciens du libéralisme occultent tout un pan de la réalité sociale et contribuent, sans le vouloir, à la désespérance générale.

Fruit de dix années de recherches, cet ouvrage, en s’intéressant aux échanges humains qui ne passent pas par le marché ou la redistribution publique, veut nous aider à mesurer les limites de la mondialisation marchande.

Jacques T. Godbout est sociologue et professeur émérite à l’Institut national de la recherche scientifique (Université du Québec). Il est membre du conseil de la direction de La Revue du MAUSS.

(entrée libre - attention c'est à 20h !)