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Août 2017 - Exposition Abraham Hadad

Publié le par Les amis du Chant de la terre

Exposition

du 2 au 30 août

Abraham Hadad 

Encres de Chine

 

Vernissage

vendredi 11 août à 18h

entrée libre

 

 

 

 


Abraham Hadad vit et travaille à Paris et dans le Gard.
Né en 1937 à Bagdad, c'est en 1951 qu'il arrive en Israël où, de 1956 à 1960, il fait ses études à l’institut Avni de Tel-Aviv. Des études qu'il poursuivra à Paris de 1965 à 1970, à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts.
En 1972, il reçoit le 1er Prix de peinture de Vitry, en 1973 le 2e Prix d’art graphique du musée de Tel-Aviv. De 1977 à 2002, il enseigne à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts.
En 1990, la Fondation Kikoïne lui remet le Prix Amédée Maratier.

Présentation de l'artiste (extraits du Catalogue du Musée de Tessé au Mans)
François Arné, Directeur des musées du Mans, nous parle du peintre : “ Abandon de l’abstraction, dit-on d’Hadad. Arrivé dans les années 60 à Paris, il découvre dans les musées “ les grands peintres de la figure humaine ” selon ses propres termes. Dès lors, il s’attache à représenter des personnages, ou plutôt à peindre l’homme, essayant de révéler la nature humaine dans ce qu’elle a de caché et de mystérieux. »

« Les modèles d’Abraham Hadad rêvent, les yeux grands ouverts. Ils se laissent regarder, aussi surpris que nous le sommes de ce face à face étrange qui ne nous livrera rien de leur vie. Ils posent, muets et béats, entre innocence et conscience.
Dans un parcours métaphorique, la peinture d’Hadad reste ouverte à toutes les interprétations et suscite les émotions les plus contradictoires. Notre trouble est identique à celui de ses personnages, habillés ou nus, isolés, en couple, en famille, parents et enfants, aïeuls, parfois rejoints par un petit animal de compagnie.
Hadad peint la peau des choses, et des êtres. Il nous les rend sensibles, palpables et discernables.
Là est son expression, directement identifiable, garante de son langage. 
Lorsqu’il ne peint pas, il laisse errer la ligne, souple, ductile comme une liane, mais incongrue dans son parcours fantasque pour raconter des histoires qu’il nous propose de poursuivre. Son aventure graphique menée à l’encre de Chine appartient au même ordre harmonique que sa peinture.
La nécessité d’inventer des formes, de repenser le corps humain est pour lui un impératif absolu.
Le dessin ne permet pas de tricher. Ses personnages sont là, surgis en quelques traits. Avant de dessiner, Hadad guette l’élan qui précède, aussi imprévisible que préparé par la levée du geste. La ligne est écrite, comme au sens d’une langue écrite. Rapide, aiguë, souple, cursive, elle est tracée avec un évident plaisir de désirer. »

Lydia Harambourg
Historienne, critique d’art
Membre correspondant de l’Académie des Beaux-Arts


Collections publiques
Fonds National d’Art contemporain
Paris, musée d’art moderne de la ville de Paris
Paris, Bibliothèque nationale de France
Fonds départemental d’Art contemporain de Seine-Saint-Denis
Musée de Dunkerque
Jérusalem, musée d’Israël
Tel-Aviv, musée de Tel-Aviv
Haïfa, musée d’Haïfa
Taïwan, Taïwan Museum of Art
Prague, Galerie nationale
Tokyo, Machida City Museum of Graphic Arts
Très nombreuses participations à des expositions particulières ou collectives en France et à l'étranger.