Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Soirée reportée !!!! Vendredi 15 juin : Poésie - lecture avec Yann Miralles

Publié le par Les amis du Chant de la terre

cette soirée est reportée à une date ultérieure 

Vendredi 15 juin

à 20h30

 

Yann Miralles présente

"Méditerranée romance"

publié aux Éditions Unes

 

librairie le Chant de la terre

entrée libre

 

 

 

Yann Miralles est né en 1981. Il a reçu le prix Voronca en 2011, pour Jondura Jondura, publié aux éditions Jacques Brémond. Entre rythme syncopé et hommage aux formes anciennes de la poésie, entre émotion brute et retraits réflexifs, son travail suit un chemin où se superposent tradition et modernité, citation et invention, avec une attention aux variations des paysages, et aux formes d’émotions qui épousent ces variations. Ses poèmes ont paru dans de nombreuses revues, et il chronique régulièrement des ouvrages de poésie contemporaine. 

voir la mer volets clos
qui entre de partout
ou volets ouverts
écrivant
la romance
les grandes vagues du vent
remuent dehors
les masses noires de la nuit
je ne sais plus jusqu'où
va la méditerranée

Yann Miralles revisite dans ce livre le genre poétique populaire de la Romance. Nous sommes en plein mois d’août, au bord de la Méditerranée. Plus qu’une chanson de geste, le poème développe la chanson intime des gestes silencieux dans le calme de l’été. Poème rythmé par les vagues calmes, les jours semblables, les jours rimés de vacances. Dans cette lumière si claire, on aperçoit deux êtres confondus dans la mer et les reflets, jusqu’à s’y noyer. Miralles tisse un motif délicat, il n’oublie rien de la nature de la romance : vignettes naïves, paysage bleu étal, citations contrariées, rimes déplacées. Le livre tout entier est une « histoire de lignes que le vent invisible meut ». Mais, sans indice préalable, le réel passe dans le champ du poème. Dans le motif des jours élégiaques vient se glisser la silhouette des migrants qui traversent la Méditerranée. Le texte adopte ces hommes qui se jettent à travers la mer pour se trouver un avenir. Il évoque ce pluriel d’hommes, de femmes et d’enfants, « ceux dont on ne parle qu’à la place ». C’est la mer qui fabrique le poème dans l’assonance des vagues. La Méditerranée comme cœur de notre civilisation, de notre histoire, de ce que nous sommes devenus. Le livre déploie la réminiscence du quotidien et de la violence, ces passages, ces tressages d’époques sur le plat de la mer. Et nos migrations, migrants qui touchent l’histoire comme d’autres vagues brèves. Ça ne s’arrête jamais, et il faut bien glisser sa propre vie quelque part dans ce mouvement.