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AU PROGRAMME DE LA LIBRAIRIE EN MARS

Publié le par Les amis du Chant de la terre

Pendant tout le mois de mars exposition du peintre Ghouar.   Ghouar Ghouar

 l'affiche finale

Ghâni Ghouar est né en Algérie où il étudie les beaux-arts, puis il est enseignant d'art plastique pendant 16 ans. Cet artiste, de renommée internationale, vit en Ardèche depuis 2006, il est l'invité de nombreuses expositions en France et ailleurs. (voir album photos exposition)


" Ma peinture... !

" J'ai toujours un besoin de transcrire, une évasion qui me remet en cause, à chaque fois tout devient alors un prétexte pour créer.
Mon inspiration du patrimoine avec ses formes et ses composantes les motifs géométriques et décoratifs dans la poterie ou les tapis traditionnels de mon pays, en dérivant des compositions presque architecturales dont la présence constante des éléments verticaux, c'est un hommage aux colonnes de ma ville de Guelma.
Comme dans une légende, dans la nuit des temps, comme les héritages des chevaliers berbères, la fierté des touaregs, le courage des femmes... Des prétextes provoquant une idée qui prend à chaque fois une dimension qui me fait dévier de la trajectoire initiale vers un autre imaginaire dans lequel je me plais à découvrir, tout un monde alors commence à naître, un monde étrange renouvelé en permanence. Une recherche qui m'emporte à des limites lointaines, et laisse son identité à l'œuvre, un jeu de formes et des couleurs, des valeurs expressives de sens ésotérique et de contemplation mystique.
Un langage de matière et de forme, l'énergie de couleur et surtout le rouge, qui exprime pour moi, la colère de la nature, le patrimoine des ancêtres, source et principe dans mes recherches qui m'affirment l'existence de ce microcosme et projettent ma profonde foi dans l'infini vers l'univers de la création, un langage qui n'admet pas une interprétation extérieure parce que c'est un langage qui s'interprète par lui-même. " Ghâni Ghouar - son site : link


  

 vendredi 2 mars – 20h30 – Les amis du Chant de la terre proposent un nouveau rendez-vous régulier, un "Café-débat Café-philo". Le premier de ces RDV sera autour de deux ouvrages de la très intéressante Collection « Domaine du possible » chez Actes-Sud : "Manifeste Négawatt" en coédition avec l'association Négawatt, sur les économies d'énergie, et "(R)évolutions pour une politique en actes".  Lectures d'extraits et débat animés par Philippe Ferré, André Zaradzki et Patrick Gastaldi.


"Manifeste Négawatt" : Association Négawatt - Se chauffer, s’éclairer, se déplacer, faire fonctionner tous les appareils qui nous entourent : l’énergie est au coeur de nos vies à tel point que nous vivons encore dans l’illusion d’un monde aux ressources infinies. Pourtant, la fin prévisible des réserves disponibles, les bouleversements climatiques et les catastrophes écologiques récentes (Deep Water Horizon, Fukushima…) sont autant de signaux d’alerte qui ne laissent plus la place au doute quant à la nécessité de changer notre manière d’appréhender l’énergie aujourd’hui.

"(R)évolutions pour une politique en actes" : Lionel Astruc - Un grand mouvement social bouleverse en silence nos territoires, hors du champ des caméras, à l’échelon local. Des quartiers, des communes, des départements, des organisations, marchandes ou non, et des citoyens accomplissent, sans roulements de tambour ni renversements spectaculaires, les révolutions écologiques et sociales attendues et espérées en ces temps de crise politique et économique.


vendredi 9 mars – 20h30Lecture de Lagarce par Guillaume Fargas

"Juste la fin du monde" : "Le fils retourne dans sa famille pour l’informer de sa mort prochaine. Ce sont les retrouvailles avec le cercle familial où l’on se dit l’amour que l’on se porte à travers les éternelles querelles. De cette visite qu’il voulait définitive, le fils repartira sans avoir rien dit."

Jean-Luc Lagarce (1957-1995) est actuellement l’auteur contemporain le plus joué en France. Metteur en scène de textes classiques aussi bien que de ses propres pièces, c’est en tant que tel qu’il accède à la reconnaissance de son vivant. Depuis sa disparition, son œuvre littéraire (vingt-cinq pièces de théâtre, trois récits, un livret d’opéra…) connaît un succès public et critique grandissant ; elle est traduite en vingt-cinq langues." source http://www.lagarce.net/auteur - Jean-Pierre Thibaudat)


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jeudi 22 mars – 20h30 - "La Dette" - " L'origine et le mécanisme de la dette ; les choix de l'Europe et le rôle du FMI ; le marché de la dette ; dette légitime, illégitime, dette indigne ; audit de la dette " -  présentation et débat proposé par ATTAC Gard Rhodanien.

vendredi 30 mars – 20h30 – Lecture poétique de Domingo Cuevas

 

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Domingo Cuevas est Pierrelattin d'origine. Après une formation de tailleur de pierre il s'est orienté vers la sculpture. Voilà plus de vingt ans qu'il écrit des textes fort inspirés où foisonnent les images, de très belles images… En 2011 il a publié un premier recueil de ses poésies.
Lecture par l'auteur avec la Cie Zarina Khan de Mirabel (07).

Extrait de La fenêtre des mots :
« Silence »
Personne
Ne viendra te voir
Les secondes
Ne ressemblent plus à ton enfance
L'illusion se nourrit au rêve
Le soupir
Monte lentement
Dans une chaloupe d'étoiles
Le temps
Est devenu un papier qui voyage
Personne
Ne viendra te voir
Le jour se lève à l'envers.

A propos de Zarina Khan : «  Après avoir travaillé avec Ingmar Bergman, Peter Brook, Andréas Voutsinas, Philippe Adrien, Zarina Khan est aujourd'hui auteur (sociétaire de la SACD) et metteur en scène de 50 créations théâtrales, auteur de 14 scénarios, réalisatrice de 10 films, philosophe, créatrice de la méthode « Ateliers d'écriture et de pratique théâtrale ZK », et du réseau national et international de ces ateliers. Elle applique cette méthode dans des situations de conflits (Sarajevo, Beyrouth en guerre) et de tensions (quartiers difficiles, jeunes en rupture), ce qui lui vaut en 1995 d'être nommée experte pour la Paix par l'UNESCO, et en 2005 d'être nominée au Prix Nobel de la Paix.  » 

                                                                    



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EDITO

Publié le par ph. ferré

L’association « les amis du chant de la terre » a été créée pour organiser, participer à des manifestations en liaison avec la librairie éponyme et son libraire André Zaradzki.

Cependant, l’acte fondateur de l’association est le soutien à notre librairie, qui bénéficie du label LIR, librairie indépendante de référence.

En effet, les librairies sont extrêmement fragiles dans la chaîne du livre aujourd’hui, face à la concurrence des grandes surfaces et des sites internet dédiés au livre, face aux charges, notamment de la distribution, également.

L’attractivité des espaces ou des  grandes surfaces culturelles n’est que de façade. On peut s’en contenter bien sûr, mais pour qui est curieux de vraie littérature, l’adresse n’est pas la bonne. Il est quasiment impossible d’y trouver des ouvrages de fonds, la rotation indispensable des nouveautés l’interdisant. Difficile aussi d’assouvir ses désirs dans cette littérature plus discrète qui se cache souvent chez de petits éditeurs. Pour les mêmes raisons commerciales, ces ouvrages n’ont aucune visibilité, quand même ils seraient présents dans les rayonnages. Les y découvrir relève de la gageure.

Chez un libraire (au sens premier du mot), point de piles de nouveautés proposées à grand battage publicitaire sur les tables. Mais en revanche vous trouverez des ouvrages de fonds. La  littérature plus confidentielle que j’évoquais plus haut sera bien visible et suscitera votre curiosité qu’André Zaradzki se fera un plaisir de guider. Il vous fera découvrir des trésors littéraires, des auteurs magnifiques que vous ignoriez jusqu’alors.

Car votre libraire est avant tout un lecteur, un amoureux de la littérature, qui connaît pratiquement le contenu de tous les livres qu’il propose. En tout cas, il sera toujours un conseil avisé et pourra par ailleurs vous procurer tous les livres que vous souhaitez.

C’est une chance inouïe pour notre petite ville d’avoir une librairie labellisée. Beaucoup ne s’y trompent pas, qui viennent de loin pour s’y approvisionner. Mais la survie d’un tel lieu demande qu’on s’en préoccupe, qu’on le fasse connaître, que l’on partage l’enthousiasme qui nous anime quand nous en poussons la porte.

Voilà pourquoi il est indispensable de soutenir notre librairie. Pour cela, vous pouvez nous rejoindre.

Pour nous écrire : amisduchantdelaterre@free.fr

 

magasin1                    P1040325


 

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La loi sur le prix unique du livre a 30 ans !

Publié le par Les amis du Chant de la terre

La loi sur le prix unique du livre, dite loi Lang,  a 30 ans en ce début d'année 2012. Cette loi oblige tous les lieux de vente de livres, librairies indépendantes, grandes chaînes commerciales, grandes surfaces et WEB-librairies, à vendre les livres au même prix – un prix fixé par l'éditeur et qui doit être imprimé sur la quatrième de couverture.


Petit historique
Avant cette loi, il y avait un prix « conseillé » par l'éditeur mais non obligatoire, qui était toutefois assez suivi par tous les libraires. Mais en 1974, une FNAC de Paris ouvre un rayon «discount » avec une remise de 20 %, ce que s'empressèrent de copier les grandes surfaces. Toutes les petites librairies, qui ne pouvaient pratiquer de telles remises, se retrouvèrent très fragilisées. Par ailleurs, il est évident que les livres concernés par le discount étaient « les grosses ventes », les best-sellers, donc c'est aussi toute la création des petites maisons d'éditions qui était menacée de disparition.
La première étape pour enrayer cette fuite en avant, fut de supprimer le prix conseillé, car avec un prix libre, sans prix de « référence », pratiquer un taux de remise ne pouvait demeurer un argument commercial. Mais ce furent les lecteurs qui se perdirent alors dans une course sans fin à la recherche de « celui qui vendrait le moins cher »…


C'est pour y mettre fin qu'en 1982, Jack Lang instaura la loi sur le prix unique du livre, avec des taux de remises autorisées actuellement plafonnées à 5% pour le public et 9% pour les administrations (écoles, bibliothèques…).
Une loi qui a sauvé nombre de librairies et de petits éditeurs, une loi à préserver afin que notre pays conserve toute sa richesse et diversité éditoriale, et que les lieux de ventes – des lieux de vie et d'échange – continuent d'exister, même dans les petites villes et les villages…

(sources LEXPRESS.fr et LIRE)

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