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AU PROGRAMME DE LA LIBRAIRIE EN FEVRIER 2013

Publié le par Les amis du Chant de la terre

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EXPOSITION DU 1er AU 28 FEVRIER : "ATTITUDES" - COANTO


VERNISSAGE VENDREDI 1er A 18 H. Entrée libre.

 

 

Mes souvenirs les plus lointains me rappellent le plaisir du crayonnage de dessins, par-ci par-là… Cela m'a toujours accompagné. Des Beaux-arts à Avignon, puis d'ateliers en visites de musées, un chemin d'autodidacte s'est tracé. J'ai consacré de longues années à m'essayer sur diverses méthodes axées essentiellement sur l'acquisition de techniques de peinture des grands « Maîtres » que j'admirais.

J'ai traduit ce ressenti par un acharnement intensif de création et de destruction de mes œuvres.

L'écart de temps entre mes premiers pas et aujourd’hui, cumule beaucoup d'années dont je n'ai comme jalonnement que peu de peintures qui ont survécu à mes impulsions.

Ces toiles sont un fragment de mon parcours et de mon tempérament, un lien les rattache entre elles, ma fascination pour la traduction des attitudes humaines avec comme seul support la lumière, le dessin et la couleur.

Cela ne m'a jamais quitté…

Toutes ces richesses que j'ai pu accumuler de ces multiples expériences je veux continuer à les enrichir par le reflet du miroir que restitue chaque exposition pour me conduire un peu plus loin vers l'inconnu…

Cette longue marche dont je me sens un acteur obligé et infatigable.

 

Mes estampes

La réalisation d'estampes me permet de travailler en extérieur. Les dessins sont faits sur le vif de l'émotion à l'insu du sujet. Cette obligation de rapidité préserve l'authenticité du moment que je remplie de couleur dans mon atelier.

 

 

 

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VENDREDI 8 FEVRIER  SOIREE MUSICALE AVEC LE DUO

BOCAL UP

A 20H30 (Entrée libre participation)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BØCAL UP

Derrière une voix, une clarinette basse et les sons d'une machine à boucle se cache le duo Bøcal up.

Leur répertoire d'une vingtaine de compositions se revendique de la chanson poétique et de la chanson engagée, du jazz et du rock, de l'électro et des musiques traditionnelles, sans vraiment être rien de cela.

Bøcal up propose un univers sans appartenance, sincère et engagé, et la cinquantaine de concerts joués depuis deux ans a montré que tous les publics, de 5 à 81 ans, y trouvent leur compte.

Contact : bocalup@free.fr  

 

 

 

 

 

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VENDREDI 15 FEVRIER CONFERENCE  " ALESIA, ENIGME ET CONTROVERSE "

CLOS BON AURE - SALLE RIOS - 20H30 - (Entrée libre participation)


Présentation condensée

La localisation d’Alésia sur le site officiel d’Alise-Sainte-Reine, voulue par Napoléon III, est fondée sur la ressemblance des noms avec Alisiia, nom lu sur une inscription locale gallo-romaine, par le moine Eric d’Auxerre en 864.

Cependant, tout dans cette localisation défit le bon sens et surtout le sens militaire. Vercingétorix eut été un bien piètre général et César aussi, qui souhaitait rejoindre au plus vite la Province et pouvait sans problème passer au large. Qui plus est, et ce n’est pas le moindre paradoxe, rien dans ce site ne correspond à la description d’Alésia que César fit dans « La Guerre des Gaules ».

Fort de ces contradictions, l’archéologue André Berthier, dans les années 1960, établit un portrait robot du site, sur des critères exclusivement tirés des textes antiques, tant pour le relief que pour la stratégie. Et il situe Alésia dans le Jura : Chaux-des-Crotenay pour la ville, Syam pour la plaine et Crans pour le camp nord.

Non seulement chaque détail y répond aux données des textes, mais les exigences de la logique sont amplement satisfaites, et les péripéties des combats se positionnent très exactement dans le cadre géographique.

L’archéologie officielle resta toujours vent debout contre la thèse d’André Berthier. Quelques sondages furent autorisés au début qui permirent de dégager des armes, une magnifique clé, des céramiques, des clous, etc., appartenant à l’époque voulue.

Aujourd’hui, l’apport scientifique de spécialistes dans des techniques d’investigation de pointe (LIDAR, géomorphologie), travaillant en lien avec des interprètes en réalités militaires et des philologues universitaires, permet une vérification virtuelle autant qu’inattaquable des réalités que la seule recherche intellectuelle avait mises en évidence.

 

Les intervenants

Danielle Porte

Agrégée de lettres classiques. Enseigne à l’Université Paris IV-Sorbonne, Institut de latin de 1970 à 2012, spécialité religion romaine, histoire du siècle d’Auguste. Docteur d’Etat ès-lettres en 1980. Chevalier des Arts et Lettres en 1995, Palmes académiques en 2002.

Seconde André Berthier au sein de l’association A.L.E.S.I.A. depuis 1977, dont elle devient Secrétaire générale en 2001. Fonde l’association A.A.B. Cédaj en 2005.

Auteur d’une quinzaine d’ouvrages sur la religion, la littérature, la civilisation romaines, la grammaire latine, Alésia ; et d’environ 80 articles de revues universitaires françaises et étrangères dans ces mêmes domaines.

 

François Chambon

Architecte D.P.L.G., il participe aux fouilles de sauvetage d’un site gallo-romain. Mise au point d’une méthode informatique de détermination de plans d’habitat néolithique à structure bois sur le site de Château-Gaillard.

Pratique de la reconstitution historique romaine et gallo-romaine. Collabore à l’élaboration d’un schéma directeur de protection et d’aménagement du site de la bataille de Waterloo.

Dirige le programme de recherche L.I.D.A.R. et Géophysique pour l’association André Berthier, en collaboration avec le laboratoire MAP-ARIA de l’Ecole Nationale d’Architecture de Lyon, le Bureau d’Etudes PYROTECHNIS et le cabinet de Géomètres SINTEGRA.

Spécialiste en polémologie.

 

 

Présentation plus développée pour ceux qui veulent en savoir plus…

« Alésia : c’est quand ? » Réponse unanime : tout le monde connaît la première date de l’Histoire de France : « Alésia : 52 av. J.-C. »

« Alésia : c’est où ? » Réponse divisée : soit à Alise sainte-Reine (Côte d’Or), soit à Chaux-des-Crotenay (Jura).

 

La localisation à Alise est fondée sur la ressemblance des noms, établie par le moine Éric d’Auxerre (en 864) : Alisiia, nom lu sur une inscription locale gallo-romaine, devait être l’Alésia de César. Exploitèrent cette assimilation les fouilles de Napoléon III, largement trafiquées par ses archéologues-courtisans à l’aide de faux de provenance dénoncés dès son époque. Cependant que les recherches modernes ont corroboré les résultats napoléoniens, qui sont un défi au bon sens autant qu’au sens militaire et au sens des textes.

  • Le bon sens peut-il se satisfaire de l’entassement de 95000 hommes, 15000 chevaux, une ville entière, habitants, animaux, prés, bâtiments, etc., sur 97 hectares, durant un mois et demi ? de fossés militaires profonds de 80 cm ? de camps étendus sur 35 ares, le plus petit, ou sur 7 hectares 9, le plus grand, quand un camp romain de deux légions demandait une surface de 45 hectares ? Peut-il admettre que ces camps soient installés en dehors des retranchements censés les protéger ? que César ait fait construire à ses hommes 9 km de lignes militaires inutiles ? qu’il ait largement écarté ces lignes de la colline assiégée pour laisser aux Gaulois le libre accès à l’eau des rivières ?

     

  • Le sens militaire peut-il accepter que les Gaulois « escaladent » une pente pour atteindre un camp qu’on situe au pied d’une hauteur ? que les camps gaulois soient placés à l’arrière de la colline, d’où toute vue sur les camps romains leur est interdite ? que 15000 cavaliers traversent la plaine sous les yeux des Romains sans les alerter ? qu’un combat livré la veille de l’arrivée sous Alésia soit situé à 90 km ? qu’aucun des mouvements stratégiques ne puisse être restitué là où l’on trouve une plaine quand il faudrait une montagne, etc., etc. ?

     

  • Le sens des textes peut-il entériner un site qui ne correspond en rien à la description qu’en donnent les auteurs antiques ? qu’il soit chez les Éduens alors que les textes le veulent chez les Séquanes ? qu’aux données précises « une colline très élevée, aux bords abrupts léchés par deux rivières, encadré de collines à un faible espace, prolongé par une plaine étirée entre des collines sur 4,5 km, et comportant une vaste montagne au nord », réponde une très modeste hauteur et de faibles pentes, deux ruisseaux coulant à une distance de 300 m et une bordure de collines éloignée de 2,5 km ? une plaine interminable et en largeur, une montagne au nord ouest ?

     

Ces impossibilités flagrantes ont amené l’archéologue André Berthier, dans les années 1960, à proposer un autre site, dans le Jura, choisi d’après des critères exclusivement tirés des textes antiques, tant pour le relief que pour la stratégie : Chaux-des-Crotenay pour la ville, Syam pour la plaine, Crans pour les combats au camp Nord.

Non seulement chaque détail y répond aux données des textes, mais les exigences de la logique sont amplement satisfaites, et les péripéties des combats se positionnent très exactement dans le cadre géographique. Distances, mesures, effectifs, surfaces, structures, tout est vérifiable et a été vérifié. De plus, quantité de structures cultuelles néolithiques font de l’endroit la « métropole de toute la Celtique » que fut la véritable Alésia.

Mais l’obstination officielle et le poids de la routine ont interdit, sauf en de rares occasions, une recherche au sol sur un site catalogué d’emblée « archéologiquement nul ». Celle qui fut permise mobilisa une poignée de bénévoles un mois par an, et pas tous les ans ! Elle permit malgré tout une récolte d’armes, de céramiques, de clous, etc., appartenant à l’époque voulue.

Aujourd’hui, l’apport scientifique de spécialistes dans des techniques d’investigation de pointe (LIDAR, géomorphologie), travaillant au coude à coude avec des interprètes en réalités militaires et des philologues universitaires, permet une vérification virtuelle autant qu’inattaquable des réalités que la seule recherche intellectuelle avait mises en évidence, et dont la réunion permet de localiser définitivement Alésia… mais contre vents et marées !

L’équipe est solide et unie, les résultats s’additionnent, une volonté à soulever les montagnes combat pour la seule vérité historique. Les grands médias lui témoignent leur intérêt.

Elle mérite d’être aidée par des moyens financiers d’envergure, comme ses ambitions, accrues par les acquis scientifiques récents, le sont elles-mêmes devenues.

À ce prix, la lutte célèbre et fondatrice de notre histoire peut prendre son exacte dimension et ses personnages, Vercingétorix comme César, leur vraie grandeur.

 

Pour aller plus loin

Bibliographie choisie

« Guerre des Gaules » - Jules César – folio classique

« Alésia » - André Berthier, André Wartelle – Nouvelles Editions Latines

« L'imposture Alésia » - Danielle Porte - Liralésia

« ALESIA Chaux-des-Crotenay, Pourquoi ? » - Jacques Berger – Association Lemme Et Saine d'Intérêt Archéologique.

« Alésia, Citadelle jurassienne – la colline où soufflait l'esprit – Danielle Porte – éd. Cabédita

« Le génie militaire de Vercingétorix et le mythe Alise Alésia » - René Potier

Vidéos

« La dernière bataille d'Alésia » - de Jean-Pierre Picot

« Alésia le procès » - de Jean-Pierre Picot

 

Lien vers le site de l'association de Danielle Porte link

 

PHOTOS (été 2012) positionnez votre souris sur la photo sans clicker pour avoir la légende.  

 

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Menace sur l'édition et les librairies indépendantes…

Publié le par Les amis du Chant de la terre

Il est intéressant de se pencher sur un article publié par Le Monde le 25 décembre dernier, dont voici des extraits. Il s'agit d'une tribune de l'éditeur franco-américain André Schiffrin qui s'inquiète des conséquences des fusions dans le monde de l'édition anglo-saxonne. Ces fusions ont depuis 1980 « englouti quasiment toutes les maisons d'éditions américaines et britanniques, quelle que soit leur taille. »

 

« La multiplication des fusions s'explique par le fait que le secteur de l'édition s'est révélé beaucoup moins rentable que les conglomérats ne l'espéraient », et en multipliant les fusions ils espéraient améliorer cette rentabilité.

« Puis est arrivé Amazon, un concurrent qui a pensé pouvoir s'emparer d'une bonne partie du marché en ne publiant justement que des bestsellers. Et en forçant les éditeurs à accepter ses ebooks à 9,99 euros, un prix qui, tout en réduisant considérablement les marges des éditeurs traditionnels, avait aussi pour Amazon l'avantage de bouleverser radicalement l'économie du livre de poche, le format sur lequel les éditeurs comptaient jusqu'alors pour asseoir leurs bénéfices ultimes. » […]

Quel peut-être le moyen pour ces entreprises nouvellement « fusionnées » [notez que l'on ne parle même plus « d'éditeur » mais d'entreprises…NDLR], de rivaliser avec Amazon ?

« Elles peuvent difficilement arguer du fait qu'elles publieront plus de livres rentables, puisqu'elles font déjà tout ce qu'elles peuvent pour cela. En revanche, elles peuvent encore réduire ce qui reste de livres effectuant des scores de ventes moyens, les livres de milieu de catalogue. Voilà qui n'augure rien de bon pour les auteurs d'oeuvres littéraires ou d'essais sérieux et de qualité.

Pourtant, comme le sait bien n'importe quel élève d'école de commerce, les économies les plus substantielles ne proviendront pas de la suppression de ces titres, mais des licenciements. En particulier de ceux des éditeurs qui persisteront à penser qu'il est de leur devoir de trouver des oeuvres littéraires ou des essais de qualité. » […]

« De toutes ces analyses découle aujourd'hui l'avenir du livre. Aux Etats Unis, les grandes chaînes de librairies avaient déjà réussi à éliminer la plupart des librairies indépendantes, en offrant des remises considérables. Dans le New York de l'après-guerre quand, jeune homme, je travaillais dans la libraire de la 8e Rue, il y avait 333 librairies, selon les chiffres de l'American Booksellers Association. Il y en a moins de trente aujourd'hui, chaînes comprises. Et même ces dernières sont sous la pression d'Amazon, qui a juré d'éliminer les intermédiaires entre le livre et le lecteur. Entre Borders, qui a mis la clé sous la porte, et Barnes and Noble, qui voit ses bénéfices fondre, même les grandes chaînes de libraires sont désormais vulnérables. Les enseignes qui permettaient aux lecteurs de découvrir de nouveaux ouvrages et de bénéficier des conseils de vendeurs avisés ont largement disparu. Amazon n'a aucunement cherché le moyen de jouer ce rôle et dépend de la publicité qui entoure les bestsellers établis. »

André Schiffren a cette conclusion guère optimiste : «  Les plus "petits" titres, c'est-à-dire les livres les plus exigeants, vont disparaître de plus en plus des catalogues des grandes maisons d'édition. Et les quelques éditeurs indépendants qui resteront auront plus de difficultés encore à trouver des points de vente pour leur production limitée. Les agents auront de moins en moins d'enchérisseurs, les écrivains de moins en moins d'éditeurs. Quant aux lecteurs, personne n'a même jugé utile de les "rassurer" en leur promettant des lendemains qui chantent. » *

***    

 

NOTRE CONCLUSION

Cette menace pèse de plus en plus sur la France, il est urgent d'en prendre conscience, car si au bout de la chaîne se trouve le lecteur, c'est-à-dire vous, nous, il ne faut pas considérer qu'il n'a aucun rôle à jouer dans ce processus, qu'il n'a aucun pouvoir. Si nous nous mobilisons, nous pouvons freiner cet engloutissement d'Amazon en continuant d'acheter et commander nos livres dans les librairies indépendantes. Il faut bien prendre conscience que chaque achat en ligne nous rapproche de ce qui se passe aux EU. Nous avons la chance en France d'avoir un paysage éditorial d'une grande richesse, le prix unique du livre et le plafonnement des taux de remise ont sans doute permis de sauver nombre d'éditeurs et de librairies, mais tout peut être remis en question d'un jour à l'autre.

Des librairies qui ferment, ce sont des maisons d'édition qui disparaissent, des auteurs qui ne seront plus publiés…

Nous ne sommes pas des moutons, en tant que « consommateurs » nous ne sommes pas impuissants face aux grands groupes financiers, car nous pouvons encore choisir ce que nous achetons et à qui nous l'achetons… mais pour combien de temps encore ?

 

* Article paru dans Le Monde du 25/12/12 – écrit par André Schiffren, fondateur et directeur de la maison d'édition indépendante et sans but lucratif The New Press (New York) – traduit de l'anglais par Juliette Hirsch.  

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