Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

ATELIERS D'ECRITURE AVEC MARIE DURNEZ

Publié le par Les amis du Chant de la terre

"Etre, pour moi, a toujours signifié oser
Et vouloir a signifié se risquer." Fernando Pessoa

Les ateliers d'écriture avec Marie Durnez reprennent à la librairie à partir de fin octobre, aux mêmes horaires que l'an dernier, de 14h30 à 17h30, le vendredi tous les quinze jours. Ils commenceront par une lecture de textes sélectionnés et écrits en atelier. Date non confirmée à ce jour.

Pour de nouvelles inscriptions Marie propose la création d'un deuxième atelier (sous réserve d'un nombre suffisant de participants) le jeudi après-midi de 15h à 17h30, intitulé "Oser écrire".

Réunion d'information le jeudi 10 octobre à 15 heures.

N'hésitez pas à venir vous renseigner !

Voir les commentaires

Programme de septembre

Publié le par Les amis du Chant de la terre

En septembre à la librairie :

- Exposition Touil Mansour
- Lecture de "Sans sang" de Baricco avec la Cie Triptyk-Théâtre
détails ci-dessous
Programme de septembre

Exposition Touil Mansour

"Prends le temps"

Peinture et calligraphie

du 3 au 30 septembre 2013

Vernissage vendredi 6 septembre à partir de 18 h

Entrée libre.

Né en 1960, en Algérie, Bordj Ménaïel, ingénieur en agronomie depuis 1985, je décide de voyager dans de nombreux pays comme : l’Espagne, l’Italie, la Yougoslavie, la Suède, la Hongrie, le Danemark, pour terminer mes voyages en France, où j’ai rencontré ma femme qui me pousse dans l’art de la calligraphie.

Entre la peinture et la calligraphie se mélangent des couleurs et des formes.

J’essaie d’évoquer la force de la vie, de mes voyages accomplis ou rêvés et tout ce qui peut composer l’Humanité dans sa simplicité ou complexité.

Passionné par l’écriture, j’essaie d’assembler ces deux techniques : la peinture acrylique pour le fond du tableau et l’encre de chine pour l’élégance de l’écriture et l’ornement.

Après plusieurs expositions données dans la région :

- Saint-Montan : thème – TERRES - Mornas : thème – AU GRE DU VENT

- Montélimar : thème – AU BONHEUR DU JOUR - Châteauneuf-du-Rhône : thème - MEMOIRE…

Je présente mon exposition sous le titre de PRENDS LE TEMPS – Car il faut passer au-delà de la lecture du MOT pour une lecture CONTEMPLATIVE du signe : LA CALLIGRAPHIE.

Programme de septembre
Programme de septembre

Lecture de "Sans sang" de Baricco par Denis Lanoy de la Cie Triptyk-Théâtre

Jeudi 26 septembre à 20h30 - entrée libre

L'œuvre :

Titre original Senza Sangue, est un court roman paru en 2002 dont la traduction française par Françoise Brun a été publiée en 2003 par les éditions Albin Michel. (illustr. Folio édition).

Sans sang est certainement l’œuvre la plus bouleversante d’Alessandro Baricco, servie par une écriture nerveuse, tendue. Le romancier ne fait ici appel ni au pathos, ni aux grands sentiments. Il mène une réflexion saisissante sur une humanité aux prises avec l’horreur du passé, la guerre, le désir de vengeance. Une humanité qui part du principe qu’on « a beau s’efforcer de vivre une seule vie, les autres verront mille autres vies dedans, et c’est pour ça qu’on n’arrive pas à éviter de se faire du mal »

Avec son cinquième roman, Alessandro Baricco réfléchit sur l’enfer de la guerre, sur la notion de vengeance et d'« absurde fidélité à l’horreur ». Terrible et bouleversant.

Résumé

Alors que la guerre est déjà terminée, quatre hommes investissent la ferme du docteur Roca, collaborateur supposé du régime qui vient de s’effondrer. Désireux de contribuer à l’édification d’un monde meilleur, traumatisés par les nombreux morts qui emplissent leur mémoire, ils le tuent sans même lui accorder le droit de comparaître devant un tribunal. Roca est défendu, en pure perte, par son jeune fils, qui ne tarde pas à être lui-même abattu. Sa fille, cachée sous une trappe, ne perd rien de ce qui se déroule en surface. Lorsque Tito, le plus jeune du commando, la découvre, il décide de se taire. Il se tait également lorsque ses compagnons mettent le feu à la ferme, condamnant l’enfant dont ils ignorent la présence. Bien des années plus tard, alors qu’il est devenu un vieil homme, Tito est abordé par une femme aux cheveux blancs, de quelques années plus jeune de lui. Il reconnaît en elle l’enfant cachée sous la trappe et comprend qu’elle est venue pour se venger. Mais la vie est parfois incompréhensible...

La Cie Triptyk-Théâtre http://www.triptyktheatre.fr/

est déjà connue des Spiripontains qui auront pu apprécier leurs prestations au musée d'Art sacré de la ville. Cette compagnie est en résidence ici avec l'Agglomération du Gard Rhodanien, la Communauté de Communes de la Grand-Combe et Le Théâtre dans les Vignes, pour la création d'un spectacle autour du magnifique texte "Soie" du même auteur, dont la première sera à la Scène/Chapelle des Pénitents de Pont le 5 octobre (et que nous vous recommandons !!!).

Voir les commentaires

AU PROGRAMME DE LA LIBRAIRIE EN JUILLET ET AOUT

Publié le par Les amis du Chant de la terre

AU PROGRAMME DE LA LIBRAIRIE EN JUILLET ET AOUT
  • EXPOSITION DU 2 AU 31 JUILLET : MIZONI - PEINTURES
  • VERNISSAGE SAMEDI 6 JUILLET A PARTIR DE 18 H - Entrée libre

Ancrée dans ses origines catalanes, Mizoni est d’abord une femme au caractère bien trempé. Son art ne pouvait découler que de ses racines profondément rivées auprès de son subconscient. Le talent et le métier ont concrétisé la découverte et l’explosion de son art primitif. Les éloges ne cessent de pleuvoir sur elle, et accompagnés de multiples prix, dont la médaille Paul Cezanne au Festival International d’Aix en Provence, ce qui n’est pas rien.

Ses thèmes sont extrêmement variés : paysages de son Ardèche d’adoption, personnages qui vous interpellent, grands nus évanescents. Mais dit-elle « mon point de départ est spontané, je ne prémédite pas mon tableau ». Sur sa toile le hasard, cher à André Breton, a libre cours, car de cette spontanéité, non encombrée de l’inutile, naissent les formes, les volumes (parfois en réminiscence du cubisme) des rythmes, de la couleur en mouvement. Cette artiste se bat entre douleur de vivre et passion de vivre.

Dans son œuvre le ciel rencontre la terre en un lieu limite où les vibrations de l’âme en fusion se heurtent au dilemme primordial.

Quand d’autres se croiraient au sommet, Mizoni se demande même si elle a commencé. De ce combat, de ses peurs, jaillit le cri, « je peins un cri » dit-elle, comme MUNCK. Mais ce cri d’angoisse sans cesse jeté sur la toile est le chemin de la perfection, même si, lucide, Mizoni la sait inaccessible.

lien vers sont site : http://www.atelier-des-granges.com/Mizoni/index.php

AU PROGRAMME DE LA LIBRAIRIE EN JUILLET ET AOUT

VENDREDI 5 JUILLET A 18 H - RENCONTRE AVEC PATRICK DE SAINT EXUPERY ET MARIE-PIERRE SUBTIL

PRESENTATION DES REVUES XXI ET 6 MOIS - entrée libre

LA REVUE XXI

Tous les trimestres, des talents vous entraînent à leurs côtés pour comprendre le monde d’aujourd’hui. Des semaines de travail sur le terrain… Une étonnante récolte d’images et de rencontres par des romanciers, des journalistes, des photoreporters, et des dessinateurs de BD.

La maquette associe des pages d’ouvertures spectaculaires et fortes, pour donner le ton, et des pages à lire, comme dans un livre. Elle est conçue par Quintin Leeds et Sara Deux.

Pour la première fois, la BD est traitée comme un genre à part entière. De grandes signatures ont accepté de fournir 30 planches inédites de récit graphique, après être allées en reportage sur le terrain. Jean-Philippe Stassen, Jacques Ferrandez, Joe Sacco...

XXI rassemble tous les talents du reportage : des romanciers aguerris qui aiment raconter le réel, des journalistes de talent qui savent écrire 20 à 30 feuillets, des photoreporters de terrain, des auteurs majeurs de BD qui ont envie de se confronter au reportage.

Laurent Beccaria est Directeur de publication - Patrick de Saint Exupéry (Grand Reporter) est Rédacteur en chef.

La revue est distribuée par les librairies et les surfaces culturelles (Relay, Virgin, Fnac, Cultura...), en France comme à l’étranger.

Le site : http://www.revue21.fr/

LA REVUE 6 MOIS

6 mois renoue le lien entre le journalisme et la photo. Deux fois par an, l’appétit du public et l’énergie stupéfiante des auteurs se rencontrent. Avec 6 Mois, la photo retrouve son sens.

Ce siècle est jeune. Il se façonne au Brésil, en Indonésie, en Chine, en Egypte. Il se raconte. Les auteurs de 6 mois sont chinois, équatoriens, russes, belges, canadiens, somaliens, américains, français…

Au fil des numéros, d’autres pays, en Europe, en Amérique du Nord, en Amérique Latine et en Asie, vont nous rejoindre. Les textes seront traduits, le contenu sera le même, la parution simultanée.

Laurent Beccaria et Patrick de Saint Exupéry sont à la Direction - Marie-Pierre Subtil est Rédactrice en chef.

Pour vivre et se développer, 6 mois ne compte ni sur la publicité, ni sur le mécénat, mais tout simplement sur ses lecteurs.

6 Mois est distribué, comme la revue XXI, dans les librairies et les surfaces culturelles (Fnac, Relay, Virgin, Cultura), en France comme à l’étranger.

Le site : http://www.6mois.fr/

Marie-Pierre Subtil et Patrick de Saint ExupéryMarie-Pierre Subtil et Patrick de Saint Exupéry

Marie-Pierre Subtil et Patrick de Saint Exupéry

  • VENDREDI 22 JUILLET NUIT DES ETOILES AVEC L'ASSOCIATION VIVRE PONT-ST-ESPRIT A LA BLACHE (RTE DE CARSAN) A PARTIR DE 16 H
  • nombreuses animations proposées pour toute la famille.

A cette occasion un stand de livres sur le ciel, les étoiles, l'astronomie… sera présenté par la librairie le Chant de la terre.

Pour en savoir plus : http://www.vivrepontstesprit.com/

AU PROGRAMME DE LA LIBRAIRIE EN JUILLET ET AOUT
  • EXPOSITION DU 1er AU 31 AOÛT - Abraham Hadad - Dessins

VERNISSAGE VENDREDI 2 AOÛT

A PARTIR DE 18 H. Entrée libre

Abraham Hadad vit et travaille à Paris et dans le Gard.

Né en 1937 à Bagdad, c'est en 1951 qu'il arrive en Israël où, de 1956 à 1960, il fait ses études à l’institut Avni de Tel-Aviv. Des études qu'il poursuivra à Paris de 1965 à 1970, à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts.

En 1972, il reçoit le 1er Prix de peinture de Vitry, en 1973 le 2e Prix d’art graphique du musée de Tel-Aviv. De 1977 à 2002, il enseigne à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts.

En 1990, la Fondation Kikoïne lui remet le Prix Amédée Maratier.

Présentation de l'artiste (extraits du Catalogue du Musée de Tessé au Mans)

François Arné, Directeur des musées du Mans, nous parle du peintre : “ Abandon de l’abstraction, dit-on d’Hadad. Arrivé dans les années 60 à Paris, il découvre dans les musées “ les grands peintres de la figure humaine ” selon ses propres termes. Dès lors, il s’attache à représenter des personnages, ou plutôt à peindre l’homme, essayant de révéler la nature humaine dans ce qu’elle a de caché et de mystérieux. »

« Les modèles d’Abraham Hadad rêvent, les yeux grands ouverts. Ils se laissent regarder, aussi surpris que nous le sommes de ce face à face étrange qui ne nous livrera rien de leur vie. Ils posent, muets et béats, entre innocence et conscience.

Dans un parcours métaphorique, la peinture d’Hadad reste ouverte à toutes les interprétations et suscite les émotions les plus contradictoires. Notre trouble est identique à celui de ses personnages, habillés ou nus, isolés, en couple, en famille, parents et enfants, aïeuls, parfois rejoints par un petit animal de compagnie.

Hadad peint la peau des choses, et des êtres. Il nous les rend sensibles, palpables et discernables.

Là est son expression, directement identifiable, garante de son langage.

Lorsqu’il ne peint pas, il laisse errer la ligne, souple, ductile comme une liane, mais incongrue dans son parcours fantasque pour raconter des histoires qu’il nous propose de poursuivre. Son aventure graphique menée à l’encre de Chine appartient au même ordre harmonique que sa peinture.

La nécessité d’inventer des formes, de repenser le corps humain est pour lui un impératif absolu.

Le dessin ne permet pas de tricher. Ses personnages sont là, surgis en quelques traits. Avant de dessiner, Hadad guette l’élan qui précède, aussi imprévisible que préparé par la levée du geste. La ligne est écrite, comme au sens d’une langue écrite. Rapide, aiguë, souple, cursive, elle est tracée avec un évident plaisir de désirer. »

Lydia Harambourg, Historienne, critique d’art

Membre correspondant de l’Académie des Beaux-Arts

Collections publiques

Fonds National d’Art contemporain - Paris, musée d’art moderne de la ville de Paris - Paris, Bibliothèque nationale de France - Fonds départemental d’Art contemporain de Seine-Saint-Denis - Musée de Dunkerque - Jérusalem, musée d’Israël - Tel-Aviv, musée de Tel-Aviv - Haïfa, musée d’Haïfa - Taïwan, Taïwan Museum of Art - Prague, Galerie nationale - Tokyo, Machida City Museum of Graphic Arts

Très nombreuses participations à des expositions particulières ou collectives en France et à l'étranger.

AU PROGRAMME DE LA LIBRAIRIE EN JUILLET ET AOUT
AU PROGRAMME DE LA LIBRAIRIE EN JUILLET ET AOUT

  • SAMEDI 10 AOÛT à 21 h : "Y'en a que ça emmerde, qu'il y a des gens de Courbevoie", d'après Louis Ferdinand Céline, par la Cie 25ter, avec Stanislas de la Touche, mise en scène Géraud Bénech. Libre participation au chapeau.

"Louis-Ferdinand Céline aurait-il ressuscité pour venir en personne partager avec nous ses confidences, ses souvenirs, ses révoltes, à travers le spectacle créé au festival d’Avigon 2011, conçu par Stanislas de la Tousche et Géraud Bénesh, à partir de romans, de lettres et d'entretiens de l'écrivain ?

Résurrection, certes non, mais réincarnation l'espace d'une heure dix, à travers le talentueux comédien Stanislas de la Tousche, habitué aux personnages complexes et aux grands auteurs, véritable copier-coller au plan physique et vocal de Louis Destouches, alias Céline, médecin doublé de l'un des hommes de lettres du XXe siècle, les plus diffusés dans le monde.

Ici, l'ermite de Meudon nous reçoit peu avant sa mort, et au travers d'une sorte de délire verbal, dans un style elliptique teinté d'argot qui lui est propre, nous transporte dans les profondeurs insondables de sa pensée pessimiste qui va parfois jusqu'au nihilisme, à la base de son œuvre très plébiscitée, mais aussi souvent décriée à cause de la virulence de ses pamphlets antisémites.

Géraud Bénech signe une mise en scène sobre qui mêle classicisme et originalité, du meilleur effet, soulignant la facture surréaliste du texte et la personnalité déconcertante de Céline.

À voir, tout d'abord pour la performance de comédien de Stanislas de la Tousche, qui n'incarne pas, mais est Céline, jusqu'à en être troublant. Les inconditionnels de l'écrivain atypique se réjouiront, ceux qui le connaissent peu, trouveront ici une occasion incontournable de l'approcher et chaque spectateur sera interpellé par le discours."

Tanya Drouginska - in "Reg'Arts"

Stanislas de la ToucheStanislas de la Touche

Stanislas de la Touche

Voir les commentaires

AU PROGRAMME DE LA LIBRAIRIE EN JUIN

Publié le par Les amis du Chant de la terre

EXPOSITION DU 1er AU 30 JUIN - LINDA LEMAIRE 

VERNISSAGE VENDREDI 7 JUIN à partir de 18 h (entrée libre)


CIMG8752BDCIMG8719.jpeg

 

 

" Un train quitte le quai, une femme observe, un vélo passe...

Des personnages se croisent et au même instant se perdent,

chacun dans sa lecture, ses rêves ou son histoire.

Moment d'évasion à la fenêtre, dans la rue ou entre deux gares...

Figer l'instant présent, celui d'une tranquille solitude.

La technique se veut à l'image d'un rêve, flou et lumière diffuse.

Les paysages blancs restent inachevés, secrets

et l'horizon estompé.

Ne pas trop en dire, laisser place à l'imaginaire.

Je conçois mon travail dans un ensemble,

chacune de mes peintures venant répondre à l'autre

et ainsi se tisse une trame, une histoire.

Je partage mon temps entre mes créations

dans mon atelier de Pont-Saint-Esprit

et mon métier de peintre en décors,

essentiellement pour le spectacle vivant (théâtres, opéras, muséographie...). "

Linda Lemaire

 

 

 

VENDREDI 14 JUIN à 20h30 : rencontre/lecture pour adultes et adolescents avec Anne et Marc Lebourges autour de contes fantastiques de Bretagne… (entrée libre)

 

Anne Lebourges a publié deux ouvrages chez L'Harmattan, illustrés par son mari, Marc Lebourges :

- " La perle rouge et autres contes fantastiques "

- " Sahaa et Bérangère et autres récits fantastiques "

 

Chateau 1   Dragon 2

 

 

Anne Lebourges

“ Je suis née 1955 en Bretagne, dans un tout petit village d'une presqu'île bordant le golfe du Morbihan ; à cette époque et encore pendant quelques années il n'y avait pas grand monde, l'environnement était préservé, la mer à nos portes. J'ai grandi solitaire et rêveuse, entourée d'animaux et d'espèces végétales aux vertus plus ou moins méconnues : ma grand-mère, bonne conteuse, qu'on disait un peu sorcière et qu'on venait parfois de loin pour consulter, cultivait les simples (au sens médicinal) pour les herboristes vannetais. Mon grand-père m'a enseigné le Breton, m'incitant à lire beaucoup et souvent et à écrire, très tôt, dans les deux langues ; quant à mon père, océanographe-physicien reconnu, il me transmit l'amour de la mer et m'apprit très jeune le nom des principales constellations, la marche des planètes. La solitude, les livres et une imagination vive me conduisit rapidement vers l'écriture. Je dois aux nécessités de l'existence d'avoir dû travailler en informatique, en dépit d'une maîtrise de Lettres. Cependant je ne l'ai pas regretté, cette fonction m'ayant ouvert des portes inattendues. Mais j'aurais contribué quelques années en tant que relecteur, auteur et critique à une revue bilingue (breton et français), " Mémoires" et à une revue de science-fiction, où je publiai ma première nouvelle de science-fiction, "Le Voyageur éperdu".

Les contes et nouvelles réunies dans les deux ouvrages me ressemblent intimement, faisant référence à ce que j'ai le plus à coeur, la mer, la Bretagne, les chats, les arbres, les étoiles, l'insolite, les chemins secrets et détournés comme ces histoires graves ou facétieuses menées dans le droit fil du conte, mais dont les chutes ne sont jamais celles que l'on pressent. ”

 

Marc Lebourges

« Ingénieur et économiste dans une grande entreprise, j’ai trouvé dans les textes de mon épouse l’envie de reprendre la plume et l’encre de Chine et de faire connaître mon travail de dessinateur. »

 

 

 

   Face d'Ombre 1   Chateau 2

 

 

Critique de OPALIVRES (Office pour la Promotion et l'Animation des Livres pour la jeunesse)

" Voici des contes superbes, aux nombreux rebondissements qui mêlent aventure, ruse et fantastique. Bien menés, très bien écrits, dans un style recherché et avec un vocabulaire riche, ils sortent de l’ordinaire et sont joliment illustrés de dessins à l’encre noire. ”

 

Publié en collection jeunesse chez l'Harmattan, cet ouvrage peut être recommandé pour les jeunes à partir de 11 ans et intéresse également le public adulte.

 


 

SAMEDI 29 JUIN à 20H30 : SOIREE MUSIQUE AVEC  LAURE BERTRAND, HARPE, ET JEAN MONDON, FLÛTE.

(Entrée libre participation au chapeau) 

Photo 079Photo jean flute

 

Laure Bertrand : médaille d'or de harpe et de musique de chambre à l' ENM d 'Avignon. DEM au CNR de Nice. Diplômée d'état, enseigne à l'école de Villeneuve-les-Avignon.

Pour ceux qui ont participé au Printemps des Poètes, Laure Bertrand a enchanté le public au cours de la très belle soirée poésie et musique avec Patrick Gastaldi, le 22 mars dernier à la librairie.

 

Jean Mondon : médaille d'or au CNR de Montpellier, médaille d'or et prix d'excellence à l'ENM de Ville-d'Avray, Diplômé d'état, enseigne à sorgues.

 

 

Au programme, Chopin, Bach, Donizetti, R. Shankar, Ibert, Ravel…

Voir les commentaires

ESTAMPES ET GRAVURES, quelques explications de Jacques Diezi

Publié le par Les amis du Chant de la terre

P1010426.jpgEstampes et gravure :

quelques définitions et principes de base


Une estampe peut être définie, de manière très simple, comme une image imprimée à partir d’un support (bois, métal, pierre,…) préalablement gravé ou traité de manière à garder la trace d’un dessin appliqué en surface, support qui, sous l’effet d’une pression plus ou moins forte, va permettre le transfert sur le papier de l’encre dont il a été chargé.

Les techniques de gravure proprement dites n’incluent en principe pas les procédés dits « à plat », tels que par exemple la lithographie ou la sérigraphie, qui ne sont pas discutés ci-après. Les procédés de gravure en tant que tels sont classés en deux catégories :

 

1. La gravure en relief, où les parties du support non destinées à être encrées et donc ne devant pas apparaître sur l’image imprimée sont creusées dans le support par le graveur, à l’aide d’un outil tel qu'une gouge. La gravure sur bois (xylogravure) ou sur linoléum (linogravure) sont des exemples de cette technique, appelée aussi « taille d’épargne » puisque seules les parties « épargnées » par la gouge du graveur, en surface, vont apparaître sur l’image après encrage.

 

2. La gravure en creux, ou « taille douce ». Le graveur, dans ce cas, va marquer le matériau (généralement des métaux tels que cuivre ou zinc) par des tailles plus ou moins profondes, destinées à recevoir l’encre et donc à apparaître sur l’image finale, la surface du métal avant impression étant essentiellement nettoyée de l’encre appliquée.

 

Les tailles dans le métal dans la gravure en creux sont obtenues par deux moyens principalement :

  • Procédés « physiques » ou « directs », ou « froids » : ils sont illustrés par les gravures faites au burin ou à la « pointe sèche », le métal est donc marqué à l’aide d’outils résistants et affûtés tels que burins, pointes d’acier ou de diamant, grattoirs, etc. Il existe divers types de burins, permettant d’inciser plus ou moins profondément le métal. Le fragment de métal soulevé par l’incision est généralement éliminé de la plaque. Dans la technique de la pointe sèche, la pointe d’acier ou de diamant permet de « dessiner » sur la plaque comme à l’aide d’un crayon. Les fragments de métal ainsi soulevés (les « barbes ») sont souvent laissées en place, et donnent, après encrage et tirage, un aspect flou et velouté, généralement recherché, aux lignes du dessin. D’autres outils (échoppes, pointes de carbure,…) peuvent être utilisés aussi dans les procédés « directs ».

 

  • Procédés « chimiques », ou « indirects » ou « chauds » : les entailles dans le métal se font à l’aide de « mordants » chimiques, tels l’acide nitrique ou le perchlorure de fer. Le principe est de recouvrir initialement la plaque d’une mince couche de vernis, d’une certaine transparence. Après séchage, le motif est dessiné sur la plaque, généralement à l’aide d’une pointe métallique, permettant de mettre à nu le métal le long du tracé de la pointe. La plaque ainsi travaillée est placée dans un « mordant » pour des durées variant de quelques minutes à quelques heures, selon la profondeur de la gravure que l’on souhaite obtenir. La plaque est ensuite lavée, débarrassée de son vernis, et laisse apparaître les incisions dans le métal. Après encrage et passage sous la presse avec une très forte pression, le premier résultat du travail peut être jugé par l’artiste. Les plaques peuvent être revernies et regravées à plusieurs reprises selon le résultat souhaité.

 

A ces principales techniques de base, s’ajoutent nombre d’autres procédés fréquemment utilisés par les artistes. Quelques exemples sont décrits ci-dessous.

 

Manière noire (« mezzotinto ») : à l’aide d’un « berceau », outil d’acier doté d’un manche, d’une forme arrondie et garni de nombreuses petites dents, on créé, par un mouvement de balancier fréquemment répété, une multitude de petites incisions dans la plaque de cuivre. A la fin de ce traitement, si la surface est encrée et l’épreuve passée à la presse, il apparaîtra sur le papier une surface uniformément noire (ou de couleur de l’encre choisie), et veloutée. Pour créer des images, le graveur utilise des outils (brunissoirs) permettant de réduire ou supprimer une partie des petites incisions faites préalablement, et donc de faire apparaître des zones peu ou pas encrées, claires au tirage. Cette technique est quasiment unique dans sa capacité à faire apparaître des effets d’ombres et de lumière.

 

- Aquatinte : le principe a quelque analogie avec la manière noire, mais en recourant à un procédé chimique. La plaque est recouverte d’une fine couche de poudre de colophane (résine de térébenthine), et brièvement chauffée de manière à faire fondre les grains de colophane qui adhérent ainsi à la plaque. Celle-ci est ensuite placée dans un bain de mordant, qui va attaquer le métal dans tous les interstices entre les grains attachés au métal, tandis que ces derniers protègent le métal. Après un temps variant entre quelques minutes et quelques dizaines de minutes, la plaque est nettoyée, faisant apparaître une surface constellée de petits « trous » qui, à l’encrage, retiendront l’encre et permettront d’obtenir une surface uniformément noire (selon l’encre), avec un aspect cependant moins égal et moins velouté qu’avec la manière noire. L’aquatinte constitue une technique fondamentale en gravure pour toute œuvre voulant exprimer des valeurs (plages de tonalités plus ou moins claires ou foncées).

L’aquatinte est souvent utilisée dans le procédé dit « au sucre ». Une solution aqueuse très concentrée en sucre est utilisée pour dessiner sur une plaque de cuivre, à l’aide d’un pinceau, le motif à graver. Après séchage, la plaque est recouverte d’un vernis dilué, puis après séchage est mis dans un bain d’eau chaude. Le vernis n’étant pas totalement imperméable à l’eau, celle ci va être osmotiquement « attirée », à travers le vernis, par la couche de sucre qui, en gonflant, fait se détacher le vernis et apparaître le cuivre nu, aux endroits précis du dessin initial. La plaque est ensuite « grainée » par la colophane, et traitée comme pour l’aquatinte.

 

- Gravure au vernis mou : la plaque est enduite d’un vernis riche en cire et donc mou et collant. Une feuille de papier est déposée sur la plaque, et le graveur dessine au crayon, sur la feuille, le motif souhaité. La feuille est ensuite délicatement retirée, laissant apparaître le dessin sur la plaque, là où la pression du crayon a fait adhérer le vernis au papier et a donc dénudé le métal. La plaque est ensuite placée dans un mordant, pas trop violent, et le tirage se fait comme mentionné plus haut. Cette technique permet d’obtenir par un procédé de gravure une remarquable similitude avec le dessin au crayon.

 

- Gravure au carborundum : cette technique fut « inventée » et décrite par Henri Goetz, dans les années 1960. Le principe est de dessiner au pinceau, sur une plaque (de métal ou de plastique) un motif à l’aide d’un mélange de résine/colle liquide et de poudre de carbure de silicium, de granulométrie variable. Après séchage de la colle, le motif est très fermement fixé sur la plaque, et peut être encré et tiré à la presse. J. Miro a été l’un des premiers, après Goetz lui-même, à utiliser cette technique avec une grande virtuosité.

 

Il est également possible de graver et traiter en surface d’autres matériaux que les métaux classiques. Divers matériaux plastiques, ainsi que le carton fort peuvent fournir des supports intéressants à traiter. L’utilisation de cutters, pointes diverses, roulettes, mais aussi de colle blanche, de gesso ou de peinture acrylique permet d’apporter, par des encrages adaptés, de nombreuses nuances et motifs à la surface de ces matériaux, techniques regroupées sous le nom de « collagraphie ». La résistance de ces matériaux à la pression est évidemment bien moindre que celle des métaux, et le nombre de tirages possibles est très limité.

J. Diezi, mai 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

AU PROGRAMME DE LA LIBRAIRIE EN MAI

Publié le par Les amis du Chant de la terre

 

EXPOSITION DU 2 AU 31 MAI : JACQUES DIEZI - GRAVURES

VERNISSAGE VENDREDI 3 MAI à partir de 18 h

 

Un art seul propose des signes équivalant aux choses, alliant l’abstraction et la réalité (y a-t-il plus abstraits qu’une ligne, un trait, un dessin fait de lignes, de traits s’entrecroisant ?), et cet art, c’est la gravure… " (Jacques Villon)

Gravure-CDLT.JPGCDLT-gravure-4.jpg

CDLT-gravure-2.jpgCDLT-gravure-6.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

" Si l’intérêt, la passion pour la gravure sont anciens chez moi, le passage à la pratique est arrivé bien tardivement. Après une activité professionnelle consacrée à l’enseignement et la recherche universitaires au sein d’une faculté de médecine en Suisse, et sans autre formation particulière dans l’exercice artistique, j’ai progressivement appris, ces dernières années, les techniques de la gravure, grâce aux conseils de Monique Lazega, responsable de l’atelier Aquaforte à Lausanne. Amateur donc, mais au sens étymologique le plus ancien certainement ! " Jacques Diezi

 

" Avec tes défauts, pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu’irais-tu mettre à la place ? " - Henri Michaux

 

 

nelcya.jpgDELANOE D'une petite rafle provençale(2e)

 

VENDREDI 24 MAI à 20H30 : RENCONTRE AVEC NELCYA DELANOË A L'OCCASION DE LA PUBLICATION DE SON LIVRE " D'UNE PETITE RAFLE PROVENÇALE " (éd. du Seuil)

 

Ethno-historienne, traductrice, écrivain, Nelcya Delanoë est professeur honoraire des Universités. Elle a publié une dizaine de livres et de nombreuses traductions. Elle vit à Paris et à Villeneuve-lès-Avignon.

 

Ce livre est né de la lecture inopinée d'un poème de Louis Aragon, Le Médecin de Villeneuve, écrit en août 1942 alors que l'écrivain s'était installé pour quelque temps à Villeneuve-lès-Avignon, où vivait son ami Pierre Seghers ainsi que de nombreux artistes réfugiés là.

Ce poème décrit une rafle de Juifs étrangers à Villeneuve, le 31 août 1942 selon l'auteur qui, dans une préface à ce poème, défend la "vérité historique en poésie". J'ai donc cherché à savoir ce qu'il en avait été de cette rafle à Villeneuve-lès-Avignon, où je vis une partie du temps et où je n'avais jamais entendu parler de cet épisode.

Ma recherche m'a conduite à avoir des entretiens avec des habitants de Villeneuve-lès-Avignon et au-delà, directement ou indirectement liés à cette période. Sans grand succès. Les témoins directs ou indirects sont peu nombreux, et encore moins nombreux ceux qui acceptent de parler. Quoi qu'il en soit, personne n'avait entendu parler de cette rafle.

Grâce aux archives municipales, départementales, nationales et de la gendarmerie, j'ai fini par reconstituer la rafle décrite par Aragon (qui s'est trompé sur la date, elle a eu lieu le 26 août), j'ai établi les noms et adresses des neuf Juifs étrangers arrêtés, recensés et non recensés, (sur 65 Juifs français et étrangers déclarés résidant à Villeneuve). J'ai également pu suivre en partie leur trajet, avec disparitions énigmatiques, évasions, retours, et déportations - où quand quel convoi…

Il s'agissait d'une des multiples dizaines de rafles opérées cette nuit-là dans la zone sud sur décision de Vichy – et dont on parle si peu de nos jours.

J'ai par ailleurs tenté d'en apprendre plus long sur ceux qui n'avaient pas été arrêtés et qui ont continué de vivre à Villeneuve plus ou moins longtemps après cette rafle.

J'ai ainsi découvert qu'une autre rafle (neuf Juifs français, recensés et non recensés) a eu lieu à Villeneuve presque un an plus tard, le 17 juillet 1943. Celle-ci a été le fait d'organisations locales, floues et autonomes, voyous et truands compris, en étroites relations avec la police allemande et les appareils maréchalistes – rackets, pillages, marché noir et persécution des Juifs. Et cette rafle-là, nul n'en a jamais entendu parler.

 

D'une petite rafle provençale conte l'enquête se faisant, et ses croisements avec l'histoire de l'auteur –pas en avant pas en arrière, découvertes et rebondissements. Jusqu'aux "VOISINS VIGILANTS" de Villeneuve-lès-Avignon et de son extrême Droite populaire en ce début de XXIe siècle.

 

Par là même, cette enquête décrit un village du Gard en "zone non occupée" pendant la Seconde guerre mondiale. Zone spatio-temporelle aux rapports de forces et de faiblesses enchevêtrés, où se sont tramés ambiguïtés et paradoxes, toujours peu explorés en raison même de leur nature.

Il s'agit en effet d'un monde où collaboration avec et résistance à Vichy étaient souvent contournées, détournées, maquillées, au point qu'elles demeurent difficiles à documenter et à établir. Le sort des Juifs étrangers et français qui s'en est suivi est ainsi quasi oublié, gommé, et surtout ignoré.

Or cette micro histoire, d'une richesse et d'une complexité étonnantes, permet de mieux comprendre ce qu'il en fut de la persécution des Juifs de la zone sud hors des grandes villes et reliée à la macro histoire. Elle permet aussi de mesurer la prégnance de ce blanc de l'histoire, que j'ai ainsi tenté de faire apparaître, noir sur blanc...

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

<< < 10 20 30 40 41 42 43 44 45 > >>