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Articles avec #editeurs tag

Vendredi 19 mai soirée exceptionnelle avec une éditrice et 3 auteurs !

Publié le par Les amis du Chant de la terre

Vendredi 19 mai

à 20h30

André Zaradzki reçoit Maud Leroy,

éditrice, 

Editions des Lisières 

et ses auteurs

Laetitia Gaudefroy Colombot

Alain Nouvel

Patrick Blanche

pour une soirée de rencontres, lectures, musique et exposition…

entrée libre - rens. 04 66 50 27 44
Présentation des Editions des Lisières par Maud Leroy

La voie éditoriale

Les éditions des Lisières abritent des voie/x poétiques.

Contes, nouvelles, mémoires, peinture, dessin, etc., la poésie est partout. La poésie est une graine à cultiver, c'est l'herbe folle qui défie les « monocultures de l'esprit » (Vandana Shiva), tout en elle tend à proliférer et jamais elle ne se résoudra à n'être qu'un sous-rayon de la littérature.

La poésie est une disposition, une forme d'intelligence, intuitive, généreuse, sensible, qui tire allègrement la langue à l'intelligence de rapt assise sur le monde humain.

La poésie du livre n'est pas uniquement dans le texte édité, mais aussi dans la rencontre, dans le travail partagé, dans la façon de faire qui donnent naissance au livre, puis dans les rencontres, les échanges et l'ouverture que permet le livre.    

Les liens de l’humain avec la nature, avec l'espace qu'il habite, mais aussi bien sûr les liens inter-humains et la façon qu'ont des voi(e)x singulières et d'horizons divers de répondre à la question "Comment habiter le monde en poète ?", voici ce qui inspire et anime les Lisières…

Les choix éditoriaux

Convivialité et bibliodiversité sont deux concepts qui guident le travail des Lisières.

D'abord parce que l'édition y est conçue comme un outil convivial pour faire des livres, c'est-à-dire un outil à hauteur (et à rythme) d'homme, de femme pour ma part, qui permet un travail rapproché avec les auteurs et les différents acteurs de la chaîne du livre (imprimeurs, papetiers, libraires, bibliothécaires, etc.) et bien sûr avec les lecteurs. Le livre est donc pensé ici plus comme un objet artisanal, fait de plusieurs voix, de plusieurs mains que comme une marchandise standardisée.

Que le livre incarne pleinement la beauté du contenu me paraît important. Une beauté simple. Proche de ce que les japonais appellent wabi sabi, la beauté brute des choses impermanentes. Que le livre soit à la fois intime et organique, singulier. C'est ce qui m’a amenée (histoire de rencontres aussi) à faire la couverture des livres en typographie au plomb et linogravure - avec le soutien de Pierre Mréjen des éditions Harpo &. Quant à l'impression du corps d'ouvrage en PAO, elles sera assurée par un imprimeur, local. Pour le papier, les Lisières travailleront principalement avec Fedrigoni.

Les auteurs


"Gardienne en terre sauvage" de Lætitia Gaudefroy Colombot

De son expérience de bergère, Lætitia Gaudefroy Colombot fait partager mots, formes et couleurs. Ses tableaux, sensibles et poétiques, invitent le lecteur à la suivre dans un quotidien rythmé par la nature, où humilité et contemplation sont de mise. En ravivant dans un style à la fois singulier et contemporain la fraîcheur des origines, l'artiste nous offre, en toute simplicité, une expérience de la beauté.

L’auteure - Peintre et art thérapeute, Lætitia Gaudefroy Colombot vit dans la Drôme. Elle est l'auteure de Bienvenue dans mon jardin et Mæstro parus en 2014 aux Éditions du Bon Pied.

20 peintures et 20 poèmes - Collection Aphyllante - Couverture en typo plomb et linogravure de l'artiste sur Hahnemühle Bamboo 265 g/m², papier intérieur Old Mill 150 g/m²

"Jours d'errance" - 109 haïkus de Seigetsu

D'année en année / j'oublie la route du retour / Fleurs de l'An Nouveau

De la fin du Régime Tokugawa aux débuts de l’ère Meiji, un poète nommé Inoue Seigetsu (1822-1887) vagabonde de village en village dans la vallée d’Ina, province de Nagano, pendant près de trente ans. 1800 haïkus calligraphiés, remerciements aux hôtes qui lui prodiguèrent gîte, couvert et saké au cours de ces années d'errance, sont aujourd'hui les derniers témoins de la vie de Seigetsu.

Les 109 haïkus sélectionnés dans ce recueil - première publication en français du poète - dessinent par petites touchent le portrait sensible d'un homme qui a tout abandonné pour vivre au rythme de la nature et de la poésie.

Les traducteurs

Né en 1952, Makoto Kemmoku est décédé en 2013. Professeur de littérature japonaise, il a consacré une grande partie de sa vie à la traduction de haïkus en français, en collaboration avec d'autres auteurs dont, notamment, Patrick Blanche (plusieurs volumes consacrés à « Hiroshima et Nagasaki après la bombe atomique », etc.), Dominique Chipot (Du rouge aux lèvres. Haïjins japonaises et Seigneur ermite. L'intégrale des haïkus de Bashô aux éditions de la Table Ronde (2008 et 2012), etc.), Alain Kervern (Portrait d'un moineau à une patte, recueil de 100 haïkus d'Ozaki Hôsaï, Folle Avoine, 1991, etc). Membre de la revue de haïku Ashibi (Azalée), il a, entre autres, traduit en japonais Le roman de la rose de Guillaume de Lorris et Jean de Meung (XIIIe s.).

Né en 1950 dans un village du Nord, Patrick Blanche vit aujourd'hui en Provence où il se consacre à la peinture et à l'écriture. Il a réalisé plusieurs traductions de haïkus, pour la plupart avec Makoto Kemmoku. Ce dernier a traduit en japonais 401 de ses haïkus, parus en 1997 sous le titre Si léger le saule aux éditions Michitani à Tokyo. Dans Haiku, cet autre monde (éditions La Table Ronde, 2009), Patrick Blanche a traduit 817 tercets de l'auteur américain Richard Wright. Plusieurs de ses ouvrages ont également été publiés aux éditions du Bon Pied.

Traduction, avant propos de Makoto Kemmoku et Patrick Blanche - Préface de Nobuhiro Miyashita - édition bilingue français-japonais

"Au nom du Nord, du Sud, de l'Est et de l'Ouest" d'Alain Nouvel

« Quel Nord, quel Orient ? Vers où s’orienter ? Où vivre et où aller ? Et comment ? Nous, Occidentaux post-modernes, nous sommes désormais déboussolés. Pourtant, chaque village, chaque ferme, posés sur ces versants, nous disent: « Tous les chemins ne conduisent pas à Rome. Il en est quelques-uns qui ne mènent qu'à moi. » Comme un boulanger travaille sa pâte, rends comestible l'or des mots, la fleur de leur farine, pétris-la et cuis-la, laisse-la gonfler peu à peu, qu'elle lève et devienne succulente et nourrissante à la fois. »

Dans ce recueil de sept nouvelles, Alain Nouvel charme le lecteur par sa langue fertile et musicale; il l'entraîne à sa suite dans des contrées à la lisière de l'imaginaire et du réel. Érudite et onirique, l'écriture d'Alain Nouvel est pleine de questionnements et de fantaisie.

Déboussolant et délicieux !

L’auteur - Depuis 1998 et la parution de Trois noms hermaphrodites à l'Instant perpétuel, Alain Nouvel publie en toute discrétion des textes raffinés et rares. Parler en silence, il aime beaucoup cela. Au nom du Nord, du Sud, de l'Est et de l'Ouest est son quatorzième ouvrage.

7 nouvelles - Collection Coléoptère - Couverture en typo plomb et linogravure, papier couverture et intérieur : Arcoprint edizioni

 

 

 

Vendredi 19 mai soirée exceptionnelle avec une éditrice et 3 auteurs !
Vendredi 19 mai soirée exceptionnelle avec une éditrice et 3 auteurs !

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Les Editions du Lampion

Publié le par Les amis du Chant de la terre

    Une rencontre avec Jean-François Durand créateur des Editions du Lampion


Bonjour, pouvez-vous nous présenter les Editions du Lampion ?

JFD : J’ai créé les Editions du Lampion voilà maintenant quatre ans. C’est donc une jeune maison qui propose des livres illustrés pour publics adulte et jeunesse. Nous veillons particulièrement au choix des illustrateurs et bien sûr des textes mais aussi à la mise en page qui donne à l’ensemble une certaine cohésion des deux univers, littéraire et graphique. En cela nous renouons un peu avec la tradition du livre illustré tel que nous le connaissions dans les années 50 et 60. Des livres paraissaient à cette époque, souvent des classiques parfois des auteurs plus confidentiels, et ces livres en collection étaient tous à dominante de texte et augmentés d’illustrations. C’est une tradition qui s’est un peu perdue et que nous souhaitons renouveler par des mises en pages plus contemporaines.

 

N’y a-t-il pas des inconvénients à proposer dans une même collection des titres pour adulte et des titres jeunesse ?

JFD : C’est un problème pour les libraires, ils ont en effet tendance à classer les titres selon les publics… et donc à dépareiller la petite collection Loupiote. En fait, si vous voulez, ce qui a motivé la création de cette petite collection était de proposer des textes connus ou moins connus touchant au merveilleux. J’envisage ce thème comme transgénérationnel, pour employer un terme un peu barbare, qui satisfait à la fois les enfants et les parents. Je souhaitais proposer ce genre pour les adultes comme par exemple le Journal d’Eve et d’Adam de Mark Twain, mais il se trouve que beaucoup de textes et beaucoup de propositions qui me sont faites sont à l’adresse des enfants, par conséquent nos nouveautés qui font connaître de jeunes auteurs et de jeunes illustrateurs sont le plus souvent de la littérature jeunesse. Les deux derniers titres en sont l’illustration : Le Grand Monsieur d’en Haut et Ah, tu crôa ? 

 

Comment se déroule le travail avec l’illustrateur ?

JFD : Très bien, très simplement finalement. Je leur laisse beaucoup de liberté. L’important pour moi est de trouver le plus à même d’illustrer le texte que je leur soumets. Par la suite nous définissons ensemble un « type » d’illustration, une ambiance et je veille simplement à ce qu’elle soit respectée. Le chemin de fer, l’emplacement des illustrations est fonction de l’inspiration de l’artiste, je ne souhaite pas lui imposer cela : il faut avant tout que la personne soit à l’aise avec son sujet tout en gardant une cohérence d’illustration.

 

Avez-vous des projets pour cette année et les années suivantes ?

JFD : Se projeter à long terme demeure un peu aléatoire mais enfin disons que nous continuerons dans notre lancée. Ces petits livres à petits prix retiennent l’attention des lecteurs. Par ailleurs nous proposons parallèlement à l’édition des expositions d’originaux des illustrations qui figurent dans nos titres. Nous comptons aujourd’hui quatre expositions disponibles et bientôt une dizaine que nous proposons aux bibliothèques et à certaines librairies qui disposent d’une salle adaptée. Ces expositions sont toutes accompagnées d’éléments de scénographie et de possibilité de dédicaces de l’illustrateur ou de l’auteur. Les lecteurs ou visiteurs sont ainsi plus proches du parcours d’illustration d’une œuvre publiée et puis c’est une façon originale de faire connaître nos publications.

      Pour visiter le site : http://www.editions-lampion.fr/

 

Quelques titres des Editions du Lampion :


couverture EVE
de Mark Twain

Traduction Berthe Vulliemin

Illustrations Juliet c

Le Journal d’Eve et d’Adam est une œuvre singulière, débordante d’humanité ; d’une humanité qui se construit, de celle définie par le regard croisé d’une Femme et d’un Homme, prototypes incarnés des sentiments les plus communs, vierges de toutes malignités et d’une naïveté touchante.
L’élégance de style et l’humour tranche sur l’absence d’atavisme, le primitivisme originel des deux personnages et leur soif irrépressible de découverte du Monde et de l’Autre. En quelques pages, l’auteur restitue deux psychologies contradictoires, sexuées, qui pourtant, au terme d’errements et de doutes partagés, triomphent de leurs natures et se révèlent être définitivement complémentaires.

 


couverture ah 

 De Catherine Lafaye Latteux

Illustrations Mathilde Magnan

Ah, tu crôa ? C’est la rencontre d'une enfant et d'un gros crapaud.
Au cours de leur conversation, il sera question de baiser enchanté, de mouche avalée, de cuisine, de crapaudine...

Du grand n'importe quoi ?! Ah, tu crôa ? 

 

 


couverture le grand

 

De Lisa Chrétien

Illustrations Marianne Pasquet

C’est un grand monsieur rêveur et solitaire malgré lui qui compte les nuages et passe son temps à contempler la vie plus ou moins belle de sa petite fenêtre de son petit appartement situé tout en haut de son immeuble. Un jour il décide de ne plus y monter et de rester en bas à attendre

on ne sait quoi. À s’imaginer être derrière cette extraordinaire porte du rez-de- chaussée, déjà habitée... jusqu’au jour où...

Le Grand Monsieur d’en Haut est un conte teinté de poésie dans lequel le merveilleux est une échappatoire à la solitude. 

 


kanak 1

Premières chroniques

de THIOSSE

Illustrations Juliet c

Kaavo est le nom d’une jeune popinée partie à l’aurore, pour ramasser à pleines poignées des sauterelles aux ailes lourdes de rosées. Kaavo est gourmande, insouciante, et son chemin croise par malheur celui du redoutable Navaé, guerrier orgueilleux, ennemi de sa tribu.

Le flirt canaque est une chronique du désir, du jeu amoureux...

Georges Baudoux alias Thiosse (prononcia- tion de Georges en canaque) est un conteur habile et merveilleux. Les chroniques présentées en quatre volumes sont extraites de journaux calédoniens parus entre 1919 et 1921 ; elles relatent par le détail les péripéties de différentes tribus canaques avant l’arrivée des colons. Une immersion donc dans la mentalité primitive, atavique, à travers laquelle apparaît, empreinte parfois de cruauté, une certaine logique tribale.

Trois autres recueils de chroniques ont été publiés.

 

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