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Articles avec #expositions tag

Exposition Esther Marlot en novembre

Publié le par Les amis du Chant de la terre

Exposition Esther Marlot en novembre

DU 5 AU 30 NOVEMBRE,

EXPOSITION ESTHER MARLOT

Vernissage vendredi 8 novembre à 18h.

Née à Aix en Provence en 1981, Esther Marlot apprend la gymnastique et le violon à 9 ans.

Après la création de la Cie "Au non passa" (théâtre de rue) elle se forme au centre des Arts du Cirque de Toulouse, puis crée la Cie Remise à Neuf (nouveau cirque et marionnette) primée à "la piste aux espoirs" de Tournai, sélectionnée au "plus grand cabaret du Monde" de Patrick Sébastien.

Elle se consacre également à la peinture : nombreuses affiches pour des festivals, compagnies de cirque et groupes de musique (1er prix de la meilleure affiche de spectacle du festival Off d'Avignon en 2004), et expositions de peintures depuis 2007 en France et en Espagne. Elle se forme à la Lithographie à l'atelier du peintre Patrick Devreux (professeur aux Beaux Arts de Paris).

Elle apprend la trompette au conservatoire en 2004 puis crée et tourne avec "l'Orchestra Ska" et aussi le "Cirque Désaccordé" en France, Allemagne, Lettonie.

Elle réside à Carsan. Elle a réalisé l'affiche du 1er Festival du Livre qui se tiendra à Pont du 12 au 17 novembre.

Exposition Esther Marlot en novembre
Exposition Esther Marlot en novembre
Exposition Esther Marlot en novembre
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EN OCTOBRE A LA LIBRAIRIE

Publié le par Les amis du Chant de la terre

EN OCTOBRE A LA LIBRAIRIE

EXPOSITION DU 1ER AU 31 OCTOBRE

Marie-Noëlle Gonthier
peintures - collages

Vernissage vendredi 4 octobre

à partir de 18h. Entrée libre

Marie-Noëlle Gonthier vit et travaille dans la Drôme. Elle se forme à l’Ecole des Beaux-Arts de Valence et de Lyon où elle obtient le Diplôme National de Gravure, elle se consacre par la suite au collage. De 1996 à 1998, elle est en résidence à la Casa Velazquez, à Madrid.

“Mon travail s’articule essentiellement entre peinture et collage. Mes séries les plus récentes sont plus « figurales » qu’autrefois ; elles évoquent parfois, par leur propos ou leur facture, le Quattrocento et la Renaissance. J’y interroge le mystère de l’ « être au monde », puisque, selon Henri Maldiney, la même difficulté d’être lie l’art à l’existant, et que le propre de l’œuvre est d’éclairer à soi.

Travail donc d’ouverture de l’espace et de génèse de la lumière qui nous rend présent au monde ; recherche mue par un désir profond, une nostalgie de la source dont parlent, chacun à leur façon, aussi bien Kandinsky que la mystique soufie ou encore les peintres chinois avec ce qu’ils nomment le « i ».” Marie-Noëlle Gonthier, Notes

Principales expositions :

Hôtel de Clérieux, Romans; la maison de Brian, Simiane la Rotonde; Galerie Mirabilia, Lagorce; Galerie Artenostrum, Dieulefit; Palais Delphinal, Saint Donnat;; Chapelle Chabrillan, Montélimar; Fondation Carzou, Manosque; Château de Vogüé, Ardèche ; Eglise Saint-Paul, Darmstadt, Allemagne ; Galerie Françoise Souchaud, Lyon ; Galerie du Larith, Chambéry; Galerie Véronique Smagghe, Paris; Casa de Velazquez, Madrid; Musée Pierre André Benoit, Alès ; Saga, Paris ….

Publications :

2005 - " Livre d’Heures " I, II, et III et " Litanies "

2004 - " Délit d’entrave " - Editions Henri Lefèbvre

2002 - " Encres " - Editions du Hanneton

2000 - " Les carnets d’Emeline 2 " - Editions Cafoutchi

          « Livres d’Heures », « Elégies », « Matinaux », autant de séries, autant de pistes tracées entre terre et ciel, proche et lointain, ombre et lumière, visible et invisible, pour tenter de rendre compte de l’épaisseur du monde et l’énigme de l’être.          « Livres d’Heures », « Elégies », « Matinaux », autant de séries, autant de pistes tracées entre terre et ciel, proche et lointain, ombre et lumière, visible et invisible, pour tenter de rendre compte de l’épaisseur du monde et l’énigme de l’être.
          « Livres d’Heures », « Elégies », « Matinaux », autant de séries, autant de pistes tracées entre terre et ciel, proche et lointain, ombre et lumière, visible et invisible, pour tenter de rendre compte de l’épaisseur du monde et l’énigme de l’être.          « Livres d’Heures », « Elégies », « Matinaux », autant de séries, autant de pistes tracées entre terre et ciel, proche et lointain, ombre et lumière, visible et invisible, pour tenter de rendre compte de l’épaisseur du monde et l’énigme de l’être.          « Livres d’Heures », « Elégies », « Matinaux », autant de séries, autant de pistes tracées entre terre et ciel, proche et lointain, ombre et lumière, visible et invisible, pour tenter de rendre compte de l’épaisseur du monde et l’énigme de l’être.

« Livres d’Heures », « Elégies », « Matinaux », autant de séries, autant de pistes tracées entre terre et ciel, proche et lointain, ombre et lumière, visible et invisible, pour tenter de rendre compte de l’épaisseur du monde et l’énigme de l’être.

EN OCTOBRE A LA LIBRAIRIE

VENDREDI 18 OCTOBRE à 20H30

Rencontre/lecture avec Dominique Lin

à propos de son ouvrage "Passerelles" - éd. Elan Sud -

Membre de la société des gens de lettres (SGDL), Dominique Lin consacre entièrement à l’écriture : romans, ateliers, rencontres et conférences… autant de vecteurs propices pour partager, transmettre son amour des mots.

Il vous emmène là où on ne l’attend pas, là où les vagues de l’évidence ne viennent pas déverser leurs clichés. Parus aux éditions Élan Sud, ses romans partent dans des univers différents, décrivant le monde sous différentes facettes, tout en restant centrés sur un seul sujet : l’être humain. Le 5e roman est en cours d’écriture.

Il répond aux invitations dans la mesure de ses disponibilités : salons du livre, médiathèques, cafés littéraires, associations, groupes de lecteurs et/ou d’auteurs…

Découvrez le premier chapitre de ses 4 romans ici, http://www.elansud.fr/lin/

Son site et son blog :

http://www.elansud.fr/lin

http://dominiquelin.overblog.com/ (Blog des ateliers d’écriture)

(Entrée libre)

Prendre le temps de se poser, comprendre le hasard qui sculpte notre histoire bien avant notre naissance. « On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille, être né quelque part c’est toujours un hasard. » Chantés par Maxime Le Forestier, ces mots résonnent tout au long de ce roman. Léon va voir défiler les composantes de sa vie, assis sur un banc, en face de chez lui.

Prendre le temps de se poser, comprendre le hasard qui sculpte notre histoire bien avant notre naissance. « On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille, être né quelque part c’est toujours un hasard. » Chantés par Maxime Le Forestier, ces mots résonnent tout au long de ce roman. Léon va voir défiler les composantes de sa vie, assis sur un banc, en face de chez lui.

VENDREDI 25 OCTOBRE à 20H30 - L'AVANT FESTIVAL !

"Plein désert" - Lectures à voix haute avec Christine Gilles, Marie Tavera, Rémy Jacqmin, accompagnés par la musique de Joseph Frusciante.

Ils lisent les déserts, de la Patagonie au Grand Nord :

Pessoa, Camus, Bouvier, Ben Jelloun, Abbey, Bass, Lopez, Thesiger, Abe Kôbô, Rulfo, Gaudé…

Comme une introduction au Festival dont le thème est "Partir", une belle soirée en perspective qui nous emmènera dans les pas des écrivains du désert.

Christine Gilles lit, à voix basse toujours, à voix haute toujours plus, pour cette présence du langage dans l'air... cueillie pour travailler sa propre écriture  et... écouter les vibrations et les silences des mots et des couleurs.

Christine Gilles lit, à voix basse toujours, à voix haute toujours plus, pour cette présence du langage dans l'air... cueillie pour travailler sa propre écriture  et... écouter les vibrations et les silences des mots et des couleurs.

Rémy Jacqmin vit en Bretagne. Pour l'instant. Il lisait depuis toujours, mais un texte fort l'a amené à lire à voix haute. Depuis, il s'est formé à cette discipline et anime des ateliers. Il écoute beaucoup ; il écrit, aussi. A présent il lit avec d'autres, et avec des musiciens.

Rémy Jacqmin vit en Bretagne. Pour l'instant. Il lisait depuis toujours, mais un texte fort l'a amené à lire à voix haute. Depuis, il s'est formé à cette discipline et anime des ateliers. Il écoute beaucoup ; il écrit, aussi. A présent il lit avec d'autres, et avec des musiciens.

Marie Tavera "Je dessine et j'écris, dans la vie comme je peux. Je lis mes textes ou ceux des autres, à Genève où je vis et ailleurs où je vais. Quelques poèmes publiés : éd. Le Miel de l'Ours, 2008 ; revue "La couleur des Jours, 2011." 

Marie Tavera "Je dessine et j'écris, dans la vie comme je peux. Je lis mes textes ou ceux des autres, à Genève où je vis et ailleurs où je vais. Quelques poèmes publiés : éd. Le Miel de l'Ours, 2008 ; revue "La couleur des Jours, 2011." 

Joseph Frusciante J’ai commencé à jouer de la musique à l’age de huit ans. L’accordéon a bercé mon enfance jusqu’au moment de la révolte de l’adolescence. Puis j’ai troqué mon accordéon pour un saxophone. J’ai toujours été fasciné par les sons, sa matière, et le langage des émotions. Je me suis aventuré sur des sentiers peu balisés des recherches sonore et instrumentales. Je suis à la recherche d'un langage qui puisse traduire les émotions, les sentiments qui me hantent. J'aimerais éliminer les filtres du rationnel, être en prise direct avec ce que je ressens. Ce voyage me conduit à la dérive d'un lyrisme plutôt déchiré, fait de résonances et d'obsessions, de labyrinthes et de transes.

Joseph Frusciante J’ai commencé à jouer de la musique à l’age de huit ans. L’accordéon a bercé mon enfance jusqu’au moment de la révolte de l’adolescence. Puis j’ai troqué mon accordéon pour un saxophone. J’ai toujours été fasciné par les sons, sa matière, et le langage des émotions. Je me suis aventuré sur des sentiers peu balisés des recherches sonore et instrumentales. Je suis à la recherche d'un langage qui puisse traduire les émotions, les sentiments qui me hantent. J'aimerais éliminer les filtres du rationnel, être en prise direct avec ce que je ressens. Ce voyage me conduit à la dérive d'un lyrisme plutôt déchiré, fait de résonances et d'obsessions, de labyrinthes et de transes.

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Programme de septembre

Publié le par Les amis du Chant de la terre

En septembre à la librairie :

- Exposition Touil Mansour
- Lecture de "Sans sang" de Baricco avec la Cie Triptyk-Théâtre
détails ci-dessous
Programme de septembre

Exposition Touil Mansour

"Prends le temps"

Peinture et calligraphie

du 3 au 30 septembre 2013

Vernissage vendredi 6 septembre à partir de 18 h

Entrée libre.

Né en 1960, en Algérie, Bordj Ménaïel, ingénieur en agronomie depuis 1985, je décide de voyager dans de nombreux pays comme : l’Espagne, l’Italie, la Yougoslavie, la Suède, la Hongrie, le Danemark, pour terminer mes voyages en France, où j’ai rencontré ma femme qui me pousse dans l’art de la calligraphie.

Entre la peinture et la calligraphie se mélangent des couleurs et des formes.

J’essaie d’évoquer la force de la vie, de mes voyages accomplis ou rêvés et tout ce qui peut composer l’Humanité dans sa simplicité ou complexité.

Passionné par l’écriture, j’essaie d’assembler ces deux techniques : la peinture acrylique pour le fond du tableau et l’encre de chine pour l’élégance de l’écriture et l’ornement.

Après plusieurs expositions données dans la région :

- Saint-Montan : thème – TERRES - Mornas : thème – AU GRE DU VENT

- Montélimar : thème – AU BONHEUR DU JOUR - Châteauneuf-du-Rhône : thème - MEMOIRE…

Je présente mon exposition sous le titre de PRENDS LE TEMPS – Car il faut passer au-delà de la lecture du MOT pour une lecture CONTEMPLATIVE du signe : LA CALLIGRAPHIE.

Programme de septembre
Programme de septembre

Lecture de "Sans sang" de Baricco par Denis Lanoy de la Cie Triptyk-Théâtre

Jeudi 26 septembre à 20h30 - entrée libre

L'œuvre :

Titre original Senza Sangue, est un court roman paru en 2002 dont la traduction française par Françoise Brun a été publiée en 2003 par les éditions Albin Michel. (illustr. Folio édition).

Sans sang est certainement l’œuvre la plus bouleversante d’Alessandro Baricco, servie par une écriture nerveuse, tendue. Le romancier ne fait ici appel ni au pathos, ni aux grands sentiments. Il mène une réflexion saisissante sur une humanité aux prises avec l’horreur du passé, la guerre, le désir de vengeance. Une humanité qui part du principe qu’on « a beau s’efforcer de vivre une seule vie, les autres verront mille autres vies dedans, et c’est pour ça qu’on n’arrive pas à éviter de se faire du mal »

Avec son cinquième roman, Alessandro Baricco réfléchit sur l’enfer de la guerre, sur la notion de vengeance et d'« absurde fidélité à l’horreur ». Terrible et bouleversant.

Résumé

Alors que la guerre est déjà terminée, quatre hommes investissent la ferme du docteur Roca, collaborateur supposé du régime qui vient de s’effondrer. Désireux de contribuer à l’édification d’un monde meilleur, traumatisés par les nombreux morts qui emplissent leur mémoire, ils le tuent sans même lui accorder le droit de comparaître devant un tribunal. Roca est défendu, en pure perte, par son jeune fils, qui ne tarde pas à être lui-même abattu. Sa fille, cachée sous une trappe, ne perd rien de ce qui se déroule en surface. Lorsque Tito, le plus jeune du commando, la découvre, il décide de se taire. Il se tait également lorsque ses compagnons mettent le feu à la ferme, condamnant l’enfant dont ils ignorent la présence. Bien des années plus tard, alors qu’il est devenu un vieil homme, Tito est abordé par une femme aux cheveux blancs, de quelques années plus jeune de lui. Il reconnaît en elle l’enfant cachée sous la trappe et comprend qu’elle est venue pour se venger. Mais la vie est parfois incompréhensible...

La Cie Triptyk-Théâtre http://www.triptyktheatre.fr/

est déjà connue des Spiripontains qui auront pu apprécier leurs prestations au musée d'Art sacré de la ville. Cette compagnie est en résidence ici avec l'Agglomération du Gard Rhodanien, la Communauté de Communes de la Grand-Combe et Le Théâtre dans les Vignes, pour la création d'un spectacle autour du magnifique texte "Soie" du même auteur, dont la première sera à la Scène/Chapelle des Pénitents de Pont le 5 octobre (et que nous vous recommandons !!!).

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ESTAMPES ET GRAVURES, quelques explications de Jacques Diezi

Publié le par Les amis du Chant de la terre

P1010426.jpgEstampes et gravure :

quelques définitions et principes de base


Une estampe peut être définie, de manière très simple, comme une image imprimée à partir d’un support (bois, métal, pierre,…) préalablement gravé ou traité de manière à garder la trace d’un dessin appliqué en surface, support qui, sous l’effet d’une pression plus ou moins forte, va permettre le transfert sur le papier de l’encre dont il a été chargé.

Les techniques de gravure proprement dites n’incluent en principe pas les procédés dits « à plat », tels que par exemple la lithographie ou la sérigraphie, qui ne sont pas discutés ci-après. Les procédés de gravure en tant que tels sont classés en deux catégories :

 

1. La gravure en relief, où les parties du support non destinées à être encrées et donc ne devant pas apparaître sur l’image imprimée sont creusées dans le support par le graveur, à l’aide d’un outil tel qu'une gouge. La gravure sur bois (xylogravure) ou sur linoléum (linogravure) sont des exemples de cette technique, appelée aussi « taille d’épargne » puisque seules les parties « épargnées » par la gouge du graveur, en surface, vont apparaître sur l’image après encrage.

 

2. La gravure en creux, ou « taille douce ». Le graveur, dans ce cas, va marquer le matériau (généralement des métaux tels que cuivre ou zinc) par des tailles plus ou moins profondes, destinées à recevoir l’encre et donc à apparaître sur l’image finale, la surface du métal avant impression étant essentiellement nettoyée de l’encre appliquée.

 

Les tailles dans le métal dans la gravure en creux sont obtenues par deux moyens principalement :

  • Procédés « physiques » ou « directs », ou « froids » : ils sont illustrés par les gravures faites au burin ou à la « pointe sèche », le métal est donc marqué à l’aide d’outils résistants et affûtés tels que burins, pointes d’acier ou de diamant, grattoirs, etc. Il existe divers types de burins, permettant d’inciser plus ou moins profondément le métal. Le fragment de métal soulevé par l’incision est généralement éliminé de la plaque. Dans la technique de la pointe sèche, la pointe d’acier ou de diamant permet de « dessiner » sur la plaque comme à l’aide d’un crayon. Les fragments de métal ainsi soulevés (les « barbes ») sont souvent laissées en place, et donnent, après encrage et tirage, un aspect flou et velouté, généralement recherché, aux lignes du dessin. D’autres outils (échoppes, pointes de carbure,…) peuvent être utilisés aussi dans les procédés « directs ».

 

  • Procédés « chimiques », ou « indirects » ou « chauds » : les entailles dans le métal se font à l’aide de « mordants » chimiques, tels l’acide nitrique ou le perchlorure de fer. Le principe est de recouvrir initialement la plaque d’une mince couche de vernis, d’une certaine transparence. Après séchage, le motif est dessiné sur la plaque, généralement à l’aide d’une pointe métallique, permettant de mettre à nu le métal le long du tracé de la pointe. La plaque ainsi travaillée est placée dans un « mordant » pour des durées variant de quelques minutes à quelques heures, selon la profondeur de la gravure que l’on souhaite obtenir. La plaque est ensuite lavée, débarrassée de son vernis, et laisse apparaître les incisions dans le métal. Après encrage et passage sous la presse avec une très forte pression, le premier résultat du travail peut être jugé par l’artiste. Les plaques peuvent être revernies et regravées à plusieurs reprises selon le résultat souhaité.

 

A ces principales techniques de base, s’ajoutent nombre d’autres procédés fréquemment utilisés par les artistes. Quelques exemples sont décrits ci-dessous.

 

Manière noire (« mezzotinto ») : à l’aide d’un « berceau », outil d’acier doté d’un manche, d’une forme arrondie et garni de nombreuses petites dents, on créé, par un mouvement de balancier fréquemment répété, une multitude de petites incisions dans la plaque de cuivre. A la fin de ce traitement, si la surface est encrée et l’épreuve passée à la presse, il apparaîtra sur le papier une surface uniformément noire (ou de couleur de l’encre choisie), et veloutée. Pour créer des images, le graveur utilise des outils (brunissoirs) permettant de réduire ou supprimer une partie des petites incisions faites préalablement, et donc de faire apparaître des zones peu ou pas encrées, claires au tirage. Cette technique est quasiment unique dans sa capacité à faire apparaître des effets d’ombres et de lumière.

 

- Aquatinte : le principe a quelque analogie avec la manière noire, mais en recourant à un procédé chimique. La plaque est recouverte d’une fine couche de poudre de colophane (résine de térébenthine), et brièvement chauffée de manière à faire fondre les grains de colophane qui adhérent ainsi à la plaque. Celle-ci est ensuite placée dans un bain de mordant, qui va attaquer le métal dans tous les interstices entre les grains attachés au métal, tandis que ces derniers protègent le métal. Après un temps variant entre quelques minutes et quelques dizaines de minutes, la plaque est nettoyée, faisant apparaître une surface constellée de petits « trous » qui, à l’encrage, retiendront l’encre et permettront d’obtenir une surface uniformément noire (selon l’encre), avec un aspect cependant moins égal et moins velouté qu’avec la manière noire. L’aquatinte constitue une technique fondamentale en gravure pour toute œuvre voulant exprimer des valeurs (plages de tonalités plus ou moins claires ou foncées).

L’aquatinte est souvent utilisée dans le procédé dit « au sucre ». Une solution aqueuse très concentrée en sucre est utilisée pour dessiner sur une plaque de cuivre, à l’aide d’un pinceau, le motif à graver. Après séchage, la plaque est recouverte d’un vernis dilué, puis après séchage est mis dans un bain d’eau chaude. Le vernis n’étant pas totalement imperméable à l’eau, celle ci va être osmotiquement « attirée », à travers le vernis, par la couche de sucre qui, en gonflant, fait se détacher le vernis et apparaître le cuivre nu, aux endroits précis du dessin initial. La plaque est ensuite « grainée » par la colophane, et traitée comme pour l’aquatinte.

 

- Gravure au vernis mou : la plaque est enduite d’un vernis riche en cire et donc mou et collant. Une feuille de papier est déposée sur la plaque, et le graveur dessine au crayon, sur la feuille, le motif souhaité. La feuille est ensuite délicatement retirée, laissant apparaître le dessin sur la plaque, là où la pression du crayon a fait adhérer le vernis au papier et a donc dénudé le métal. La plaque est ensuite placée dans un mordant, pas trop violent, et le tirage se fait comme mentionné plus haut. Cette technique permet d’obtenir par un procédé de gravure une remarquable similitude avec le dessin au crayon.

 

- Gravure au carborundum : cette technique fut « inventée » et décrite par Henri Goetz, dans les années 1960. Le principe est de dessiner au pinceau, sur une plaque (de métal ou de plastique) un motif à l’aide d’un mélange de résine/colle liquide et de poudre de carbure de silicium, de granulométrie variable. Après séchage de la colle, le motif est très fermement fixé sur la plaque, et peut être encré et tiré à la presse. J. Miro a été l’un des premiers, après Goetz lui-même, à utiliser cette technique avec une grande virtuosité.

 

Il est également possible de graver et traiter en surface d’autres matériaux que les métaux classiques. Divers matériaux plastiques, ainsi que le carton fort peuvent fournir des supports intéressants à traiter. L’utilisation de cutters, pointes diverses, roulettes, mais aussi de colle blanche, de gesso ou de peinture acrylique permet d’apporter, par des encrages adaptés, de nombreuses nuances et motifs à la surface de ces matériaux, techniques regroupées sous le nom de « collagraphie ». La résistance de ces matériaux à la pression est évidemment bien moindre que celle des métaux, et le nombre de tirages possibles est très limité.

J. Diezi, mai 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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